Pour une ville encore plus verte…et encore plus humaine…

Le dossier du dernier numéro de Saint-Genis Info pointe les efforts engagés  pour arriver à un partage équilibré entre les types de déplacements dans notre ville : automobiles, transports en commun, modes doux, piétons. Mais pour de nombreux Saint Genois il est difficile d’en constater les effets bénéfiques car les voitures et les immeubles poussent plus vite que les aménagements susceptibles d’améliorer les déplacements quotidiens.

Ainsi en est-il pour le centre historique où depuis des lustres on nous promet des améliorations et demain une « zone de rencontre ». Dans la petite rue des Collonges, les rues Dorel,  Bergier et Jean Biez,.. circuler relève d’un véritable parcours du combattant et demeure le cauchemar quotidien des parents et enfants qui se dirigent à pied, poussette ou vélo vers les écoles du quartier. Entre slaloms d’une voiture à l’autre, exaspération et stress des parents comme des conducteurs, entre bouffées de vapeurs d’essence pour les plus petits d’entre nous, et rasage des murs de toutes ces rues sans trottoirs…que du bonheur !

Dans un souci évident de sécurité et de santé,  les parents d’élèves successifs demandent, depuis des années, la fermeture de cette zone aux voitures aux heures d’entrée et de sortie des classes. Les riverains eux-mêmes se rangent désormais à cet avis. Certes, cela obligera les gens à modifier leurs habitudes, en utilisant les parkings relais, les pédibus, ou des déposes minutes à développer. Mais au bout du compte, qui s’en plaindra?

Autre exemple concernant les abords de l’hôpital Henry Gabrielle. Les résidents, en séjour souvent prolongé, sont amenés à se déplacer en fauteuils roulants. Or la route de Vourles desservant cet équipement pose un problème de sécurité : les voitures y roulent souvent à vive allure, les trottoirs sont étroits et la bande cyclable discontinue. Faudra-t-il attendre un accident grave pour aménager cette voirie en réservant une place privilégiée aux modes de déplacement doux. Quel plaisir ce serait, alors, de déambuler en toute sécurité depuis le centre ville jusqu’aux gymnases, au collège d’Aubarède, au centre commercial, sur une voirie arborée et à dimension humaine !

Les utopies d’aujourd’hui sont les réalités de demain pour peu que nous soyons convaincus de leur pertinence et de la nécessité d’agir pour une ville plus accessible et plus douce pour tous. Avec davantage d’ambition et de volonté politique il est possible de rendre à la ville et à ses résidents ce que le tout voiture  lui a volé : un lieu de rencontre et d’échange.

Circulons, bougeons, stationnons, respirons et rencontrons-nous, mais autrement !

BM été 2011

 

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