Pour une politique sociale plus ambitieuse à Saint-Genis-Laval

La crise globale que nous traversons a des conséquences très concrètes sur le vécu quotidien de Saint Genois toujours plus nombreux à être confrontés à des difficultés allant en s’amplifiant. Les aides sollicitées auprès des associations caritatives (Secours Populaire, Secours Catholique, Aide Alimentaire,..) ou du CCAS sont en forte progression que ce soit pour les dons de denrées alimentaires ou pour  le règlement des loyers et de l’énergie dont les tarifs augmentent jusqu’à l’ insupportable. Le nombre de chômeurs à SGL a progressé de 45% entre 2008 et 2010 et plus de 750 sont inscrits à Pôle Emploi. Précarité et pauvreté sont le lot commun de beaucoup de jeunes et travailleurs modestes : pour eux l’accès à un emploi stable et au logement est de plus en plus problématique. Les causes de cette situation sont à rechercher du côté des choix politiques nationaux et internationaux :

–         choix de laisser libre cours à la domination financière sur l’économie, au libre échange débridé.

–         choix  de détruire les acquis sociaux et les services publics pour mieux servir les appétits de profits des marchés financiers et actionnaires privés.

Si l’essentiel pour inverser la tendance est la nécessité d’un changement politique profond il n’en demeure pas moins indispensable, dans cette attente, de conduire une politique ambitieuse de solidarité locale. Notre commune en a les moyens sans augmenter les impôts locaux. En effet son budget est très peu impacté par les conséquences de cette crise. Les recettes progressent plus vite que les dépenses et l’excédent du budget de fonctionnement est chaque année plus important (4 250 000 € en 2010). Les investissements importants  de ces dernières années ont été en grande partie autofinancés. En 2011 ils le seront en totalité pour un montant proche de 6 millions d’euros. Enfin l’endettement de notre commune est faible, représentant  moins d’une année du budget d’investissement.

Depuis plusieurs années nous avons demandé une analyse approfondie des besoins sociaux de notre territoire, obligation légale datant de 1995 !! Ceci dans le but d’établir un diagnostic partagé de la situation, de mobiliser tous les acteurs institutionnels et associatifs afin  d’adapter et de rendre cohérente la politique de solidarité dans tous les domaines. En cette fin 2011 cette analyse est enfin engagée, mais que d’années perdues depuis 2001 par absence de volonté politique de notre maire d’en faire une priorité.

Nous avions proposé sous l’égide du CCAS une coopération organisée et plus étroite entre les associations caritatives de SGL et les institutions (MDR, CCAS) pour répondre plus efficacement aux situations de détresse, mieux cerner les difficultés rencontrées et bénéficier de l’expérience et de l’ expertise de chacun. Cette proposition est restée lettre morte. Or, réduire les tarifs de la cantine scolaire et accorder, si nécessaire, des subventions exceptionnelles aux associations touchées par  la réduction scandaleuse de 75% du Programme Européen d’Aide aux plus Démunis, voilà, par exemple, deux mesures immédiatement réalisables au regard des moyens financiers de la municipalité.

Nous pensons important de préserver l’avenir commun du Vivre Ensemble en veillant sur les équilibres générationnels, sur la cohésion et la mixité sociale. Et cela par quelques mesures dynamiques de politique sociale:

–          accompagner, si nécessaire, chaque enfant, dans son  parcours scolaire et d’insertion et  créer par là les conditions de sa réussite et de son épanouissement.

–          permettre l’accès au logement pour les jeunes, les couples et  les familles modestes. Le déficit de logements aidés est d’environ 290 pour atteindre le seuil de 20% exigé par la loi SRU. Aussi est-il indispensable d’imposer aux promoteurs privés un taux  de 25 à 30% de logements aidés dans chacune de leurs opérations, et de constituer des réserves foncières destinées aux opérateurs sociaux.

–          permettre le  maintien à domicile des personnes âgées en facilitant l’adaptation éventuelle de leur logement.

–          soutenir toujours plus les acteurs de la cohésion sociale : maisons de quartiers et associations.

CM 2011

Ce contenu a été publié dans Solidarité. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.