Le projet architectural de la future Maison de Quartier des Collonges a été adopté par la majorité municipale lors du conseil du 28 mars. Sans même que les deux projets retenus  par le jury de concours  aient été présentés à  l’ensemble des élus, en préalable à leur vote, afin qu’ils décident en toute clarté, comme nous l’avons demandé lors de ce conseil. Demande rejetée par M. le Maire au prétexte d’inutilité et d’urgence à décider.  Nous nous sommes donc abstenus, dénonçant ainsi le procédé antidémocratique à nos yeux : la plupart des élus ignoraient tout du  bâti, d’un montant de 4,3 m€, soumis à leur approbation !  Nous  regrettons le loupé de cette dernière étape dans une démarche jusque là ouverte et positive. Mais l’essentiel demeure : la création indispensable de cet équipement.

 

Aujourd’hui le gymnase Equinoxe, fait référence en matière de conception écologique et la fierté de M. le Maire. Or cet équipement, ardemment défendu par l’Adjoint aux sports et les élus de gauche, a vu le jour grâce au travail partenarial préalable et aux débats en commission générale. En effet, avant ces confrontations entre élus,  M. le Maire et  l’Adjoint à l’environnement, entre autres, soutenaient des projets différents de celui réalisé.

 

M. le Maire se plaît à le répéter,  nous ne ferions pas mieux si nous étions « au manche de la mairie »…Rien n’est moins certain. Une fois « au manche » nous instaurerons une toute autre organisation des commissions municipales, un tout autre dialogue avec les Saint-Genois(e)s et pas simplement une démocratie participative de façade ou de circonstance. En effet, quelles réponses apporter aux demandes récurrentes d’espaces dédiés à la prise de parole, à la sensibilisation,  à la concertation ? Chacun n’aspire-t-il pas à  l’amélioration de son environnement humain et matériel ?  Le pouvoir politique d’une commune doit-il être confiscatoire? Autrement dit,  les élus sont-ils seuls en mesure de penser et d’agir pour tous? Une autre relation entre élus et associations, entre élus et population est possible! Cette réflexion sur la démocratie participative est-elle démagogique, comme M. le Maire se plaît à le souligner?...A méditer d’ici les échéances de 2014.

Le  groupe Agir à gauche vous souhaite une excellente nouvelle année. Pourtant, en 2013,  rien ne sera facile car de nombreuses difficultés sociales et économiques nous attendent encore. Le contexte général et les fortes attentes à l’égard de  notre gouvernement risquent d’engendrer bien des déconvenues. Les lourds sacrifices demandés impacteront  les plus fragiles et affecteront notre environnement. Pour combattre  le pessimisme ambiant, pour peser sur le cours  des choses l’engagement de chacun est indispensable. De nombreux rendez-vous locaux et nationaux nous en donnent l’occasion : l'Agenda 21 de notre ville, l'anneau des sciences, l'acte 3 de la décentralisation et de la « métropolisation du Grand Lyon », la réforme des rythmes  scolaires, l’égalité des droits pour tous...

 

En 2013 nous devons aussi nous mettre en marche pour gagner les  élections municipales de 2014. C’est dans cette perspective que nous vous sollicitons largement pour participer à l’élaboration d’un contrat municipal de gauche, ambitieux pour l’ensemble des saints genois. Certains pourraient s'interroger sur le sens d'une telle démarche  alors que notre travail d'élu(e)s est reconnu, notre expertise attendue, alors que nous votons favorablement la majorité des délibérations, et avons, parfois, validé le budget.

 

La raison en est simple. Par honnêteté politique, nous avons toujours soutenu les actions et projets structurants qui allaient dans le sens de l’intérêt général en cohérence avec notre programme. Mais il nous a trop souvent été signifié avec condescendance  que nous n'étions que des « diseux », lorsque nous présentions des projets plus volontaristes, ou critiquions certaines orientations ou attitudes de M. le Maire.  Etre force de propositions, apporter notre pierre, pour bâtir un monde «égalité», une société « générosité », une commune « fraternité », un quartier « épanouissement », une maison «accueil», et un environnement « qualité » c’est le sens de notre engagement au sein du conseil municipal.

 

C'est pourquoi, nous voulons demain « être vos faiseux »! C'est pourquoi aujourd'hui, ensemble, nous devons élaborer un projet qui s’articulera autour de cette simple question: quelle vision pour « Saint-Genis-Laval 2020 ». Un projet à plusieurs mains que nous écrirons  à l’encre des valeurs qui nous rassemblent : le partage, la justice, l'équité, le pluralisme, l'équilibre entre le social, le travail et l'environnement… Un projet pour une autre gouvernance, plus « démocratie participative », plus « volontarisme environnemental », plus « concertation avec le monde associatif », plus « engagement solidaire », bref différente !

Alors rejoignez-nous, et gageons que demain les saints genois nous ferons confiance pour gérer notre commune.

Serait-il possible d’avoir un compte rendu, un bilan qualitatif de l’opération « agenda 21 » : participation aux ateliers de réflexion et apport des participants, implication des st Genois, des associations de solidarité, environnementales, sportives, culturelles.., des acteurs économiques (entreprises, agriculteurs, commerçants..).

Quel est le contenu du questionnaire envoyé aux entreprises et  pourquoi  seulement à un échantillon, selon quels critères ont-elles été choisies ?

Avez-vous le sentiment que cette démarche aurait pu être menée plus efficacement, davantage participative et mobilisatrice? Avec l’expérience la renouvelleriez-vous selon les mêmes  formes ou procédures ? Ainsi il nous semble étonnant de s’appuyer  sur une seule journée (forum du 6 octobre 2012) pour construire un programme d’actions. Nous regrettons, en tant qu’élus, de n’avoir pas été davantage associés à son élaboration. Des élus dans leur ensemble peu ou pas impliqués, alors les citoyens, mis à part quelques initiés…sont encore bien loin de se sentir concernés par des problématiques pourtant essentielles quant à notre devenir commun.

 

A l’examen ce plan d’action nous apparaît être un plan « standard », avec des idées très générales qui vont dans le bon sens et ne peuvent qu’être partagées. Mais on trouve peu d’objectifs spécifiques à notre territoire, car de notre point de vue les saint-genois n’ont pas été suffisamment sensibilisés et impliqués.

 

La mise en place d’un agenda 21 faisait partie de nos priorités programmatiques. Et  rassurez-vous, malgré nos réserves sur la pratique d’élaboration, et même s’il arrive bien tard en fin de votre deuxième mandat, nous allons approuver ce plan d’action car nous y retrouvons certaines de nos idées et propositions par exemple : favoriser les mixités sociales et générationnelles, la mise en place d’un pass- loisirs, de zones de rencontre en centre ville,…

La Communauté Urbaine de Lyon et le Conseil Général du Rhône ont souhaité relancer le dossier du bouclage du périphérique de l'agglomération lyonnaise.

Dans ce cadre, la Commission Nationale du Débat Public (CNDP) a été saisie afin d'organiser et animer un débat public sur l'opportunité du projet par une instance neutre et indépendante et a désigné pour ce faire la Commission Particulière du Débat Public (CPDP).

 

La ville de Saint-Genis-Laval souhaite donc en tant que collectivité locale s'exprimer dans le cadre de ce Débat Public.

 

Au regard du projet dit "Anneau des Sciences" présenté par le maître d'ouvrage (le Grand Lyon), la ville de Saint-Genis-Laval exprime un certain nombre de convergences :

 

• Un diagnostic partagé sur la thrombose de l'agglomération lyonnaise en général, et du Sud-Ouest en particulier, rendant indispensable l’amélioration des circulations tous modes de déplacements confondus sur ce territoire.

 

• Un projet d'infrastructure qui a évolué dans le bons sens : on est effectivement passé du BUO (Boulevard Urbain Ouest) à ciel ouvert au TOP (Tronçon Ouest du Périphérique) partiellement enterré jusqu'à l'Anneau des Sciences aujourd'hui, presque totalement enterré (à 80%), articulé avec le développement des transports en commun et inséré dans un projet de territoire cohérent.

 

• Un objectif affiché de séparer les flux de transit des flux d'agglomération.

En effet celle-ci n'a pas vocation à recevoir en son coeur les flux de transit qui n'ont rien à y faire. L'Anneau des Sciences est donc à envisager comme un équipement interne à l'agglomération lyonnaise et non un équipement national ou international pour le trafic européen.

 

• Une volonté partagée de développer, sans plus attendre, les axes de transports en commun prévus dans les différents documents d'urbanisme (SCOT,..) en cohérence avec  les mesures environnementales portant sur la protection de l’atmosphère (PPA) et la qualité du cadre de vie des habitants. Ceci dans l’objectif de développer l’interaction des différents modes de déplacements possibles et de requalifier l’espace urbain.

 

A partir de ces convergences la ville pose des conditions absolues :

 

1 •  La réalisation préalable, par l’État, d'un grand contournement de l'agglomération pour en écarter les circulations de transit nationale et internationale  ou d’une autre infrastructure destinée à les recevoir. Cette nouvelle voirie devant être gratuite pour inciter les flux de transit à l’emprunter.  Dans cette perspective une infrastructure qualitative et écologique, principalement enterrée et dotée d'un péage pour les seuls trafics de transit, pourrait opportunément être étudiée pour une amélioration tangible des déplacements internes à la future Métropole et pour ses finances publiques.

 

2 •  Deux accès principaux à l'Anneau des Sciences garantis à partir de :

 

La RD342  réaménagée  par l'échangeur de Beaunant/ZI Favier pour les usagers provenant du Sud-Ouest.

 

L'A7 par l'échangeur de Saint-Fons pour les usagers provenant du Sud.

 

Ces accès apparaissent comme les plus adaptés pour deux raisons : une moindre densité d'habitations à leurs abords, et une desserte directe des zones d'activités industrielles existantes ou en développement (ZI Le Favier et La Saulaie)

 

3 • Deux accès secondaires  pour éviter de surcharger le réseau des voiries locales :

 

Le premier au niveau des hôpitaux Lyon Sud destiné d’une part à permettre aux usagers, en provenance de l'agglomération via l'Anneau des Sciences, d’accéder directement au site hospitalier, et d’autre part aux usagers locaux des communes du secteur (Saint-Genis-Laval, Oullins, Pierre-Bénite) d’accéder à l’Anneau des Sciences.

 

Le second au niveau de la Saulaie, devant se présenter sous la forme d’un demi échangeur pour éviter la dégradation de l’environnement des riverains. Avec, en complément, un pont entre Gerland et la Saulaie pour relier leurs zones d’activités respectives.

 

Les trois points énoncés ci-dessus sont les conditions incontournables pour un accès facilité à l’Anneau des Sciences à partir des Sud et Sud-Ouest Lyonnais, tout en préservant les centre villes des communes du secteur en général et de Saint-Genis-Laval en particulier.

 

A noter que le "tracé long" ne prévoit pas de desserte du pôle hospitalier qui draine quotidiennement d'importants flux d'employés, d’étudiants, de patients ou de visiteurs laissant donc, comme actuellement, le réseau viaire local supporter ces circulations.

 

• Nous exprimons ici notre refus catégorique de toute option qui conduirait à mélanger les circulations de transit et celles d'agglomération car s'affranchir de l'objectif majeur de distinction des flux serait le pire scénario pour les communes du secteur. Les études présentées dans le cadre du Débat Public mettent en avant une augmentation du trafic sur l'axe Saint-Genis-Laval / Oullins, qui conduirait à reproduire l'erreur de la « Rocade des villages » (Rocade Est).

A ce titre l'option Rocade, ou sa variante proposée par la majorité municipale d'Oullins, comporte un risque majeur de mélange des flux. Si le débouché de l'A450 à Pierre-Bénite est un point noir à traiter, avec par exemple la réalisation d'un pont permettant une liaison Ouest/Est, le raccordement direct du périphérique à la Rocade Est qu'impliquent les hypothèses ci-dessus évoquées conduirait de fait à capter le trafic de transit national et international avec des conséquences très négatives pour l'agglomération et les communes du Sud-Ouest en terme de congestion du trafic et de la pollution afférente. En outre, ces hypothèses de tracés induisent un impact plus important en termes de consommation d'espace urbain à proximité immédiate de zones habitées de Saint-Genis-Laval (Les Barolles, Les Clos, Les Collonges).

Par ailleurs ces solutions entraîneraient un développement en tâche d'huile de l'agglomération vers le Sud et le Sud-Est préjudiciable à la lutte contre l'étalement urbain. Empoignées des axes de développement et des connexions avec les transports en commun, elles seraient contraire à l'objectif du Grenelle de l'environnement et  aux plans locaux d'urbanisme ( SCOT et PLU ) déjà adoptés.

 

• Nous réclamons une utilisation prioritaire de l'Anneau des Sciences par des transports en commun en site propre. Ainsi avec une offre de lignes nouvelles permettant d'assurer des liaisons de périphérie à périphérie, qui aujourd'hui ne sont pas assez développées, on éviterait les transits pendulaires multi-usages par le centre de l’agglomération.

 

Londres s’est dotée d’une ligne de métro nommée circle line précisément parce qu’elle elle fait le tour de la ville et assure ses liaisons de périphérie à périphérie ; c'est aussi une des fonctions attendues du métro express du Grand Paris. Alors si l'Anneau des Sciences n'a pas, ou pas encore (mais cela préserve l'avenir), vocation à être un site dédié aux seuls transports en commun, il peut parfaitement, comme il le doit, contribuer au développement de ce type de liaison en transport en commun.

Il a donc vocation à constituer une transition raisonnée, volontariste et efficace vers le tout « transports en commun ».

 

Le projet fait conjointement apparaître un investissement financier de près d'un milliard d'euros dans les transports en commun, qui renforcera un maillage multimodal d'envergure à l'échelle de l'aire urbaine. Avec par exemple la perspective de relier le site des hôpitaux Sud à la gare Tram-Train de Brignais par une ligne express en site propre inscrite au SCOT (via l'A45), élément d'un maillage complet et progressif des dessertes du Sud-Ouest de l'agglomération. Le prolongement du métro aux hôpitaux Lyon Sud devant être un objectif prioritaire et indépendant du projet de l’Anneau des Sciences.

 

• Plusieurs mesures d'accompagnement significatives en termes de réseau de voirie locale doivent être engagées :

 

- pour faciliter au mieux les entrées/sorties sur l'Anneau des Sciences en préservant les communes du secteur,

 

- pour conforter d'une manière générale le réseau viaire pour tous les usagers du Sud-Ouest Lyonnais, notamment sur Saint-Genis-Laval avec le projet de voirie dit "Gadagne Est" à vocation de desserte locale.

 

La ville partage donc le diagnostic et les principaux objectifs affichés en l'état par l’actuel projet d’Anneau des Sciences. Elle souscrit à cet égard l'opportunité d’un tel projet, mais conditionne strictement sa position à la prise en compte effective et complète des éléments précisés ci-dessus (séparation des flux, accès principaux à partir du Sud-Ouest via RD42/Beaunant et du Sud via A7/St Fons, développement des TC, mesures d’accompagnement du réseau viaire local), garants de l'atteinte des objectifs affichés et de la préservation des communes du secteur, notamment de Saint-Genis-Laval.

Je tiens, d’abord, à souligner la qualité de cette synthèse, très complète, du volumineux rapport annuel du Grand Lyon.  Je veux simplement  en  éclairer quelques points significatifs.

 

- Le nombre d’abonnés progresse de 1,5%  (dont 5154 de SGL)  et la tendance à la baisse du volume d’eau introduit dans le réseau reprend ( -1,5% ) après une progression en 2009 et 2010. Les volumes consommés comprenant les volumes comptés (usages domestiques, industriels, municipaux) et forfaitaires (nettoiement des voiries,..) diminuent de 7,9%. Cette décroissance importante s’explique d’abord par le réajustement du forfait appliqué au nettoiement des voiries (- 37,8% soit -5 millions de m3) et une réduction des consommations du secteur industriel (- 16,2%).   Chaque habitant du grand Lyon a consommé en moyenne 62,1m3/an contre 67,7 m3 en 2010 soit - 8,2%. Ces évolutions sont encourageantes pour mieux maitriser cette ressource vitale qu’est l’eau.

 

- Le rendement global du réseau de distribution est passé de 87% à 81,4%. Cela est la conséquence, pour une part de - 5% de la révision du forfait pour le nettoiement des voiries et le curage des réseaux d’assainissements. Il n’en demeure pas moins un écart de 18,4 millions de m3 entre le volume d’eau mis en distribution et le volume facturé. Cela résulte de fuites sur le réseau, des casses de conduites, des comptages défaillants, des vols …Des efforts importants restent donc à réaliser pour améliorer ces défaillances, réduire les gaspillages et les coûts. On a  souvent dénoncé le fait  que les provisions financières des fermiers destinées à l’entretien du réseau n’ont pas toujours servi à cette finalité. En tout état de cause les usagers paient la quantité d’eau produite et pas seulement celle qu’ils consomment.

 

- Concernant la qualité, je suis surpris de constater que le tableau des caractéristiques moyennes de l’eau produite (page 48 du rapport) est strictement identique à celui de l’année précédente pour tous les paramètres quelque soit le lieu de captage. La teneur en nitrate demeure élevée dans certaines zones de captage périphériques (Mions, Corbas, Saint Priest) : 34 mg/litre alors que la norme maxi est de 50mg/litre. Si la teneur en pesticides est inférieure à 0,1µg/l. quelque soit la substance détectée, quelles sont les conséquences pour la santé si l’on cumule les teneurs des diverses substances polluantes (nitrates, sulfates, chlorures,..)? De nombreux scientifiques ont montré que l’addition de plusieurs substances bien en dessous de leur seuil de nocivité théorique pouvait induire de graves conséquences sur la santé en particulier dans le développement des cancers. Le rapport 2010 soulignait que de nombreuses investigations restaient à entreprendre pour évaluer les risques à long  terme des mélanges complexes de polluants divers à faibles doses. Il mettait aussi en évidence la nécessité de poursuivre la réduction des rejets polluants industriels et urbains et d’entreprendre, par des efforts concertés,  la diminution significative de l’utilisation des pesticides et engrais. En 2011 une étude de diagnostic agricole a permis de délimiter les zones d’actions efficaces et de proposer un catalogue d’actions. Ainsi dans le cadre du schéma directeur d’aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) quatre captages de l’est lyonnais ont été considérés prioritaires pour la réduction des pollutions en nitrates et pesticides. C’est un petit pas pour avancer vers  l’objectif,  fixé par le Grenelle de l’environnement de réduire de 50% le tonnage de pesticides répandus.

 

- Concernant la tarification le rapport fait apparaître une modification de l’affectation de la part de l’agence de l’eau jusqu’alors incluse dans le tarif assainissement. Désormais elle est répartie pour une part pollution dans le tarif eau potable et d’autre part pour la rénovation des réseaux dans le tarif assainissement. Cette modification a été appliquée rétroactivement à compter de 2008.  Les évolutions 2011/2010 sont donc les suivantes :

*  pour l’eau potable :

.  + 1,1%  pour chaque part,  fixe (abonnement) et variable (eau consommée).

* pour le  total  eau potable intégrant production, distribution, taxes et redevances diverses le coût est de 2,03  €/m3 soit une progression de 2 %.   La répartition de ce coût total eau potable est la suivante : 53,8% pour l’eau consommée, 27,4% pour l’abonnement, et 18,7% pour les différentes taxes et redevances.

Ainsi en 4 ans, après la révision tarifaire de 2008, le prix du m3 eau potable a évolué de 7,4%,  le nouveau coefficient d’indexation de la part variable  a permis d’atténuer partiellement la tendance inflationniste  antérieure. Cependant le coût total du m3 eau potable a progressé de 9,3%, du fait der l’évolution plus importante des différentes taxes et  de la part fixe (+ 9,3%).

 

Il est à noter qu’en 2011 le total des recettes des fermiers (Véolia et SDEI) provenant des usagers est de 109,5 m€  en progression de 0,8%,  réparties  en part fixe pour 29%  et en part variable pour 71%. Si le rapport présente le tableau des recettes d’exploitation des fermiers  il ignore, comme toujours, celui des dépenses. On ne dispose donc pas des éléments pour apprécier les profits réalisés par les délégataires du service public de l’eau potable.

* pour l’assainissement :

   . la seule redevance a progressé de 3,6 %.

*  pour le  total  assainissement intégrant redevance, agence de l’eau, voies navigables de France et taxe le coût est de 1,1 €/m3  soit une progression de 5%.

 Cette progression importante est à rapprocher des efforts de création et de modernisation des stations d’épuration. En effet en trois ans  près de 230 millions d’€ ont été investis par le Grand Lyon dont 142 m €  pour les stations d’épuration et 84,5m€ pour la construction et l’aménagement du réseau de collecte et des stations de relèvement.

 

Enfin pour l’usager qui ne perçoit que sa facture globale  le coût total  eau potable + assainissement s’élève à 3,13 €/m3 au  1 janvier 2011  soit une hausse de 3,1 % en 1 an.  Au  1 janvier 2012  il a subi une nouvelle progression de 3,1 %  à 3,23 €/m3. Ces variations sont bien supérieures à celles de l’inflation et à celles des revenus de la plupart de nos concitoyens qui ont plutôt tendance à stagner voir à se réduire. Le rapport entre les prix du m3, hors taxes et redevance, eau potable/assainissement est de 1,25 contre 1,70 en 2007.

 

Enfin Je ne reviendrai pas sur le choix des élus communautaires de lancer une nouvelle DSP  pour la gestion de l’eau potable.  Nous en avons débattu  lors du CM du 20 novembre dernier.  Je vous remercie de votre attention.

Lors du dernier débat d’orientation budgétaire, nous avons déjà largement abordé le contexte général, et hormis le fait de reconnaître une nouvelle fois qu'il est inquiétant, nous ne le développerons  pas davantage. Une première remarque d'ensemble : le budget primitif 2013 que vous nous présentez s'inscrit dans la continuité budgétaire des trois derniers exercices : un autofinancement important, un emprunt raisonné, et des dépenses maîtrisées.

 

Et comme lors de ces trois précédents exercices, nous vous rappelons que si nous partageons globalement les orientations et les projets de votre majorité, nous vous interpellons une nouvelle fois sur l'absence d'une forte volonté sociale et solidaire dans votre présentation budgétaire. Bien évidemment nous pointons le fait que le montant des subventions versées aux associations progresse légèrement  de 1,4 % ! Bien évidemment nous remarquons, et vous félicitons, et vous félicitons une deuxième fois, parce que vous l'aurez oublié à la fin de mon intervention, des engagements pris envers l'enfance, la jeunesse, la solidarité et l'emploi, la cohésion sociale, le patrimoine et la culture ! Mais, et vous voudrez bien nous excusez de l'expression employée, concernant certains domaines comme le social, la solidarité ou le logement, vous jouez petit bras ! On peut faire mieux, nous ferions mieux, assurément !

 

Vous nous dites, chiffres à l'appui, que la situation financière de notre ville est saine, que l'autofinancement demeure important et que l'endettement est raisonnable, comme le prouvent les informations statistiques, fiscales et financières figurant au début du document budgétaire. Notre commune est bien positionnée par rapport à la moyenne nationale des villes de 20 000 à 30 000 habitants,  fait que vous ne manquerez pas de nous rappeler !  Mais si cette réalité est louable, doit-elle être une fin en soit ? Ne doit-elle pas raisonnablement nous pousser à être plus volontariste dans les domaines auxquels nous faisions à l’instant allusion ?

 

Oui, vous dites faire les efforts nécessaires pour intégrer dans chacune des nouvelles opérations immobilières des logements aidés. Mais la réalité est là, cinglante, leur taux demeure figé depuis 10 ans entre 16 et 17 % du parc global. Votre engagement et vos efforts et votre engagement ne sont pas suffisant au regard des besoins des jeunes et des ménages aux revenus modestes de notre commune. Bien sûr, vous allez nous réexpliquer qu'au niveau du Grand Lyon vous êtes un bon élève, mais pourquoi ne pas vouloir être le premier de la classe ? Pourquoi être si frileux quant au nombre de logements aidés à imposer aux promoteurs ? Pourquoi ne pas être plus volontariste dans l'acquisition de réserves foncières pour concrétiser vos vœux, que nous jugeons sincères, en matière de mixité sociale et d'accès au logement pour tous ? Mais nous y reviendrons un peu plus loin concernant les investissements ?

 

Globalement, votre budget prévoit une baisse de dépenses de gestion de près de 5%. Diminuer celles-ci nous paraît être de bon aloi si, bien évidemment cela ne se fait pas au détriment des nécessaires réponses que nous devons apporter aux besoins réels. Depuis longtemps nous nous  efforçons de vous inoculer des mesures d’économies, parfois avec succès.

 

Petite parodie intermédiaire

Preuve en est, finalement, que l'opposition de gauche n'est pas seulement une opposition de principe comme vous vous plaisez à le dire à qui mieux mieux, mais un groupe de propositions constructives. De manière anecdotique, nous souhaiterions l'illustrer au travers de cette petite fable inspirée d'un de vos postes budgétaires, et que nous pourrions intituler le jardinier et la tondeuse : « Il était une fois des élus de l'opposition qui s'interrogeaient sur le fait que plusieurs de nos espaces verts ne soient pas entretenus par les jardiniers de notre bon maire. Pourquoi chercher si souvent à externaliser ces activités et devoir dépenser plus que de  nécessité ? La question attendait une réponse claire, celle-ci vint à point sur un ton sévère. Comment ? Manier la tondeuse, quelle idée fumeuse ! Ce n'est point là, pour nos jardiniers, le cœur de leur métier. Cette piètre et vilaine nécessité, n'est pas pour eux une valeur ajoutée. Alors les quelques élus d'hier, dans leur retranchement se retirèrent, mais quelle n'est pas aujourd'hui leur surprise, de voir la main de leur bon maire prise, pour quelques économies à sauvegarder dans son panier, à proposer sans vilenie la tondeuse à ses bons jardiniers ! »

Il n'y a pas de morale à notre histoire, une simple constatation : vous reconnaissez aujourd'hui qu'il peut être plus économique de demander à nos jardiniers davantage  d'activité d'entretien, comme nous l’avions suggéré.  Dès lors, avec toujours un peu d'ironie, nous pourrions vous demander si vous ne dégradez pas aujourd'hui le cœur de métier des jardiniers ?

 

Retour à la délibération

Plus sérieusement nous constatons une certaine stabilité de nos recettes de gestion courante budgétées pour 2013 à hauteur de 20 174 000 euros, soit +0,13 % par rapport au réalisé 2012. Ceci malgré une baisse non négligeable de certaines recettes de services et de subventions, malgré la stabilité des taux d'imposition, mais grâce aussi à une augmentation des recettes fiscales directes qui s’élèvent à 11 241 000 euros  soit une progression de 308 000 euros, ( + 2,82% ) par rapport au réalisé 2012.

 

Nous notons également un autofinancement prévisionnel d'un montant de 2 383 000 euros, somme  qui représente 11,8 % des recettes de fonctionnement et 38,5 % des dépenses d’équipements. Mais si nous partageons avec vous cette nécessité d'autofinancement et d'investissement, nous nous interrogeons toutefois sur quelques unes de vos priorités qu'il peut être intéressant de comparer entre-elles. Ainsi 28,3 % des dépenses d’équipements  sont consacrés aux équipements sportifs, avec notamment  590 000 euros pour un terrain synthétique. Et même si,  le concernant, nous espérons que les aides financières soient nombreuses et les économies d’entretien réalisées conséquentes, même si nous reconnaissons son utilité et entendons la demande récurrente des clubs sportifs souhaitant en être pourvu pour le confort  des pratiquants, nous constatons depuis plusieurs années que le sport a bénéficié d'un important effort d'investissement. En comparaison les acquisitions foncières s'élèvent à 21 %, certes en hausse importante par rapport au budget primitif 2012.  Au regard des réalisations effectuées, nous estimons que les souhaits demeurent souvent des vœux pieux, et qu'une nouvelle offre forte de  logements aidés n'est pas pour demain.

 

Vous affichez une subvention versée au CCAS en hausse de 33.8 %, pouvant prétendre à une embellie conséquente en faveur des plus démunis. Mais cette augmentation, comme vous l'expliquez, s’explique mécaniquement par un transfert de charges de personnel. Et de fait le soutien apporté au CCAS est de, ou nous pourrions dire, n'est que de 15 000 euros en plus, soit une augmentation de 7,6%.

 

1 % des dépenses d’équipements  est consacré aux  structures pour la jeunesse. Pourtant   la vétusté de certains bâtiments, notamment ceux  du CLESG, nécessiterait qu'on s'y intéresse d'un peu plus prêt, sans attendre, comme préalable, que les relations conflictuelles existant entre votre majorité et le bureau de cette association soient dissipées. L'accueil des enfants, et l'entretien de notre patrimoine devraient être des critères prépondérants. Dans le cadre d’une politique de la jeunesse ambitieuse que vous préconisez nous avons besoin,  d'une telle structure qui doit s’intégrer et remplir une mission de service public.

 

Nous souhaiterions enfin vous poser un certain nombre de questions :.

La première concerne la rémunération des personnels. Si nous observons que celle du personnel titulaire est stable, celle du personnel non titulaire progresse globalement de 153 500 euros, soit de 11,6 %. Comment l'expliquez-vous ?

 

Les frais de gardiennage baissent quant à eux de 20,5  %. Quelles en sont les raisons

 

Le cimetière de notre commune fait régulièrement l'objet d'importants travaux de réhabilitation (170 000 euros en 2013). Pourrions-nous savoir si nous arrivons au terme de sa rénovation ou s’il reste encore, pour les années à venir, des travaux complémentaires ou des projets d’extension?

 

En conclusion, si nous partageons  certaines  des  orientations générales de votre politique municipale et les choix budgétaires qu’elles induisent, nous soutenons fermement le fait que d'autres engagements financiers, d'autres priorités, d'autres orientations plus volontaristes sont à initier sur notre commune. Nous voterons donc du bout des lèvres votre budget et nous efforcerons de faire avancer au mieux nos propositions en matière d'investissement.

 

Nous demeurerons  comme cela a toujours été le cas, une opposition constructive et désireuse, dans l'espace communal que vous lui accordez, de travailler à des projets bénéfiques pour tous les saints  genoises et saint genois.

Nous voulons d’abord saluer l’implication des associations, l’engagement de leurs bénévoles et professionnels qui font vivre sur le terrain ces actions de cohésion sociale ainsi que la qualité du service Mous et des informations (bilan et programmation) qu’il fournit à la commission.

On doit souligner l’importance des actions intercommunales dans  le domaine de l’insertion et de l’emploi (graines de sol, auto école sociale, chantiers d’insertion..).. Elles sont reconduites à l’exception de deux d’entre elles : l’entreprise école Toméo (transport à la demande) et  l’accompagnement à l’emploi saisonnier Alpies , M. Gougueni pourrait nous en donner les raisons précises.

Il en reste cinq qui représentent une participation de la commune de 19 779 € soit 34,6 % du budget des actions 2013. Les problématiques dans ces domaines ne vont certainement pas disparaître à l’échéance du CUCS  fin 2014. Cette mutualisation est de bon sens car il serait difficile de les développer seuls.  Il nous semble donc opportun de poser d’ores et déjà des jalons avec les communes partenaires pour proroger dans le temps celles qui s’avèrent les plus pertinentes.

Les actions nouvelles programmées sont intéressantes :

ñ     Dans le domaine de la réussite éducative  l’action  3-5 : création d’un lieu d’accueil familial autour du jeu pendant les vacances scolaires. Dans le cadre de la mise en place des nouveaux rythmes scolaires cette activité  ludique et créative  pourrait peut- être s’élargir au période scolaire et faire partie des projets à développer avec les partenaires intéressés ?

ñ     Dans le domaine éducation citoyenne et prévention l’action 4- 3 : diagnostic intercommunal de santé concernant l’offre et les besoins en termes de recours aux premiers soins. Comment sera évalué l’état de santé des populations résidentes en quartiers CUCS ? Elle a d’autant plus d’intérêt si elle associe,  ensuite, les structures existantes  du secteur (hôpital Lyon Sud, centre Benoît Frachon) qui délivrent les soins d’urgence. Ceci, par exemple, dans la perspective de soutien à la mise en place de cabinets de soins pluridisciplinaires, ou de maisons de santé de proximité évitant le recours aux  services d’urgence.

 

La participation attendue de l’état pour les actions spécifiques à SGL s’élève à 20 917 €. Pour la commune le coût résiduel de cette programmation s’élève à 95 445 € dont 57 189 € pour le financement des actions et 38 256 € pour les postes du service MOUS. En conséquence des actions  abandonnées ou ajustées, ce montant est en baisse de 6617 €  soit – 6,5%  par rapport à la programmation 2012 qui s’élevait à 102 062 €. Le financement de l’état pour les actions spécifiques à SGL s’élève à 20 917 €

 

Enfin les trois emplois du service  MOUS  seront-ils pérennisés au sein de la ville à l’échéance du contrat, fin 2014, sachant que l’état et le Grand Lyon prennent en charge  72 104 € soit 65,3 % de leur coût ?  Bien entendu nous allons voter cette programmation

Faire de l'Agenda 21 une des priorités de la ville : maire depuis 2001 M. Crimier se réveille et inonde la ville à grands coups de slogans et de communications sur ce projet. Les enjeux politiques des prochaines élections législatives et communales se profilent à l'horizon. Serait-ce pourquoi il déroule, enfin, le tapis vert du Développement Durable « pour dire avoir fait ce qu'il avait dit qu'il ferait »? Les invitations publiques lancées, deux maîtres de ballet prêtent main forte à M. le Maire pour mener la danse ! Mais comment faire danser le tango argentin, la valse viennoise à des Saint-Genois qui ignorent les pas de base ?

 

Nous regrettons la manière dont se sont déroulés les cinq ateliers de réflexion ouverts à la population. Des animateurs trop pressés ont conclu en deux courtes heures des thématiques aussi complexes que vastes : solidarité, environnement, mobilité, logement, culture, jeunesse, vie économique..! A aucun moment n’en ont été précisées les finalités : « Pourquoi sommes-nous réunis », « Quelles sont nos motivations », « Que fera-t-on de nos réflexions »?

 

 Pour en capter les enjeux et l'intérêt pour tous,  un Agenda 21 devrait être le point d’orgue d'un long processus de sensibilisation, de maturation, d’éducation à la citoyenneté. Alors pourquoi, dès le lendemain de sa victoire électorale de compromission en 2001, M. le Maire n’a-t-il pas  impulsé la création d'espaces où la démocratie participative aurait pu fleurir? Des conseils de quartier par exemple, proches du vécu de la population, lieux d'expression, d'écoute et d'échanges intergénérationnels et multi-sociaux. Ils représenteraient aujourd’hui, un terreau naturel, sur lequel pourrait germer un véritable Agenda 21, élaboré par le plus grand nombre.

 

Résultat provisoire de ces rendez-vous manqués et consultations menées à la hussarde: une participation importante d’acteurs municipaux mais trop peu de Saint-Genois présents. Beaucoup de regrets donc, au regard des échanges de qualité amorcés au cours de ces ateliers, mais qui, sans repêchage, risquent de rester lettres mortes. Une bonne nouvelle cependant : les participants ont unanimement réclamé des lieux de rencontre et d'échanges, propices à l'expression et à l'écoute  pour impulser le Vivre Ensemble...Quelle ironie du sort ! Vous en saurez plus à l'adresse suivante : http://www.agenda21-saintgenislaval.fr/

La question de l’eau est au croisement d’enjeux multiples : sociaux (accès pour tous), écologiques (qualité et ressources limitées à préserver), économiques (source de profits privés ou service public), démocratiques (contrôle et utilisation).

Depuis 1986, la production et la distribution de l’eau dans les communes du Grand Lyon a été confiée, par une délégation de service public (DSP), à VEOLIA pour 85% et à la Lyonnaise des Eaux (SUEZ) pour 15%. Tous les documents publics, notamment ceux de la Préfecture du Rhône et de la Cour des Comptes, montrent que ces contrats spolient la collectivité et les usagers : l’eau dans le Grand Lyon est l’une des trois plus chères de France, alors que la ressource est proche et d’excellente qualité ! Depuis 26 ans les deux multinationales engrangent des profits substantiels sur nos factures d’eau. Par contre la collecte et l’assainissement de nos eaux usées, restés en régie publique, sont parmi les moins chers et plus performants de France…

Partout, démonstration est faite : la régie publique est le plus économique, le plus démocratique et le plus écologique des modes de gestion. Elle est une garantie pour un prix équitable, pour la qualité et la préservation des ressources et pour un meilleur contrôle par les élus et les usagers. C’est un choix récemment adopté par de nombreuses villes et collectivités de couleurs politiques diverses.

Le Grand Lyon a voté, en juin, la fin des contrats actuels pour 2015. Le 12 novembre il doit choisir le futur mode de gestion de l’eau.  Entre  LA POURSUITE EN DSP ou LE RETOUR EN REGIE DIRECTE, cette décision sera éminemment politique. Pour nous ce choix  nécessite en amont un large débat public et une participation citoyenne pour éclairer les enjeux, les avantages et inconvénients de chaque formule de gestion. Comme nous l’avons demandé lors du conseil municipal du 2  février 2012  ce débat devrait se dérouler au sein de notre collectivité et du conseil municipal avec tous les éclairages nécessaires, ainsi la position des deux  représentants de notre commune au Conseil  Communautaire serait la plus pertinente possible. Hélas M. le Maire s’est une fois de plus défaussé en évoquant la mise en place d’une commission de travail plurielle au sein du Grand Lyon où tout serait mis à plat et discuté, ce qui lui permettrait d’éclairer son choix «  le moment venu »! Mais, depuis, le Président du Grand Lyon a refusé d’ouvrir le débat avec l’ensemble de la société civile et fait savoir qu’il était « favorable à la concession » !!  Voilà qui augure bien mal des changements de comportements indispensables pour revivifier une pratique démocratique difficile et redonner confiance à nos concitoyens pour qu’ils prennent part aux décisions concernant le quotidien de tous.

A l’examen du bilan de la programmation  2011/2012 on note une baisse sensible du  nombre d’enfants participant (de 1116 à 983  soit – 11,9%). Le nombre d’ateliers, 45, est resté stable : 31 pour 799 enfants de 6 à 11 ans, et 14 pour  collégiens de 12 à 16 ans. Les raisons de cette baisse de participation, difficultés du système d’inscription et aléas de fonctionnement de la Maison de Quartier des Collonges (MQC) devant être résorbées par les nouvelles modalités d’inscription et la mise en place d’une nouvelle équipe au sein de la MQC.

 

Pour mieux évaluer et programmer les actions, la démarche visant à rassembler les différents partenaires (porteurs de projets, financeurs, ville) est pertinente, le travail partenarial étant  essentiel pour mener une politique éducative cohérente. Nous voulons à nouveau souligner l’implication des associations et structures de quartiers en particulier remercier les bénévoles qui s’engagent et se rendent disponibles auprès  des jeunes.

Rappelons que les ateliers du  contrat éducatif local doivent aider les enfants à l’apprentissage, à la construction de leur personnalité. Les cycles de découvertes doivent  être accessibles à tous et couvrir un champ d’activité très large impliquant les structures associatives locales. Les nouvelles perspectives 2012/2013: harmoniser le nombre d’atelier dans l’ensemble des groupes scolaires, réduire le taux d’absentéisme aux ateliers, développer de nouvelles pratiques vont dans le bon sens.

Depuis longtemps nous avons mis l’accent sur la nécessité de renforcer les liens entre le milieu scolaire, les enseignants au premier chef,  les associations et les intervenants bénévoles en accompagnement scolaire. Ce travail partenarial semble avancer de façon cohérente à l’échelle de la commune et se développe aussi au niveau de l’ensemble des actions programmées. Nous le savons tous, les conditions de la réussite de chaque enfant se jouent dès les premières années de scolarité, dès la maternelle même, et notre collectivité a une part de responsabilité pour atteindre cette finalité.

 

Cette programmation 2012/2013, comme la précédente  comporte 21 actions dont 4 nouvelles, dans les domaines créatifs et découvertes. Le maintien des actions concernant l’expression et la création musicale est important pour initier et sensibiliser les enfants à de nouvelles formes artistiques auxquelles ils ne pourraient pas avoir accès pour des raisons financières, sociales ou culturelles. Reste toujours à réfléchir sur les possibilités et moyens à développer pour donner suite à cette première approche tout au long de leur parcours scolaire, la musique étant, par excellence, un langage universel de rapprochement et d’échange entre les individus et les peuples.

Enfin sur le plan financement si on note une progression du budget global les montants en valeur absolue restent modestes et la participation communale minime:

-         budget  global : 41280 € en progression de 1 978 € soit + 5 %

-         part  de la  commune représentant 38,6% du budget: 15 930 € en progression de

1 130 € soit  + 7,6 %

-         part de l’état représentant 17,4 %  du budget : 7 190 € en progression de  940 € soit +15 %

-         part de la CAFAL représentant 44 % du budget : 18 160 € en baisse de 92 € soit – 0,5 %