Nous espérons une politique de la ville partagée !

Que constatons-nous aujourd’hui ? L’ensemble des structures associatives se déroule majoritairement en centre-ville, loin, trop loin des quartiers, partiellement exclus d’un certain nombre de pratiques dites culturelles, et pour lesquelles la voiture ou le transport en commun est indispensable mais bien souvent inadéquats selon les revenus ou les facteurs sociologiques de certaines familles. Nous devons par conséquent remédier à cette inégalité en proposant une « décentralisation » des activités culturelles dans les différents quartiers de notre commune pour que proximité rime avec participation ! Mais encore une fois, cette forme d’interventionnisme n’est pas satisfaisante car la décision sera toujours prise par les mêmes thèseux, sans consultation réelle. C’est d’autant plus navrant que ces potentiels efforts humains et financiers qui pourraient être portés en ce sens pourraient être vains, car ne correspondant pas aux attentes réelles des principaux intéressés. C’est pourquoi, nous le répétons, et n’aurons de cesse de le dire, sans une importante sensibilisation sur le terrain, et pas seulement une coûteuse et vaine campagne de com’, puis une solide concertation et l’instauration de comités au sein de tous nos quartiers, nous n’arriverons pas à répondre de manière satisfaisante aux attentes de ceux-ci. Car c’est par une réflexion commune et non pas individualiste que nous pourrons arriver à élaborer une politique de la ville partagée ! En cela, la possibilité prochaine, offerte aux étrangers, de voter aux élections municipales, devrait bouleverser la donne ! C’est donc à nous de la promouvoir pour qu’elle devienne le ressort enfin d’une vraie démocratie participative !

Pour mémoire, le droit de vote des étrangers n’a pas été reconnu dans son principe depuis 1799 sauf par la constitution du 24 avril 1793, jamais appliquée, qui déclarait : « Tout homme né et domicilié en France, âgé de vingt et un ans accomplis, tout étranger de vingt et un ans, qui, domicilié en France depuis une année, y vit de son travail, ou acquiert une propriété, ou épouse une Française, ou adopte un enfant, ou nourrit un vieillard, tout étranger enfin qui sera jugé par le Corps législatif avoir bien mérité de l’Humanité est admis à l’exercice des Droits de citoyen français. »

BM 2011

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