Jumelage, pour plus de solidarité

Cette délibération appelle des remarques et commentaires identiques à ceux formulés précédemment lors des conseils municipaux au cours desquels ont été présentés des propositions similaires. Outre le fait de s’intéresser à une catastrophe plus qu’à une autre, les médias peuvent orienter de façon injustifiée les élans de solidarité qui, néanmoins, dans l’urgence, demeurent nécessaires pour ceux qui en sont les victimes. Cependant aider n’est pas une chose facile et les bonnes intentions ne suffisent pas toujours. Motivés par l’émotion des projets peuvent manquer de rationalité. Réalisés sans connaissance du terrain, ils peuvent passer à côté des véritables besoins des populations démunis qui sont les mieux à mêmes de les exprimer et de les définir avec leurs associations et acteurs de terrain.

La Fondation de France est peut être qualifiée pour répartir, au mieux, l’aide qui lui parvient selon cette orientation. Cependant je suis toujours exaspérer lorsqu’elle sollicite les donateurs en accompagnant sa demande par d’inutiles cadeaux incitatifs (stylos, cartes,,), ce genre de pratique étant partagé par beaucoup de grandes associations humanitaires. Le marketing ne devrait pas avoir sa place dans ce domaine et les dons optimisés en direction de leurs destinataires.

Nous réitérons une fois de plus notre proposition d’étudier la mise en œuvre d’une action solidaire  pérenne sur la base du codéveloppement dans un domaine à définir (scolaire, sanitaire, agricole,,). Il s’agirait de passer de l’assistanat ponctuel à la coresponsabilité en  soutenant une action clairement identifiée avec les acteurs de terrain. IL suffisait de déambuler du 13 au 15 novembre au sein du village de la solidarité internationale organisé par le réseau Silyon sous l’égide du Grand Lyon, pour découvrir le nombre conséquent d’initiatives existantes dans tous les domaines. Des associations comme le CADR (collectif des associations de développement en Rhône Alpes) ou le COSIM (collectif des organisations de solidarité internationale issues des migrations de la région Rhône Alpes) pourraient être des partenaires de notre démarche.

Cette mission d’études pourrait  être confiée à St. Genis International, par exemple, les élus municipaux étant suffisamment nombreux pour la promouvoir au sein de son conseil d’administration. Pour que la solidarité soit l’affaire de tous et participe d’un échange réciproque l’essentiel serait bien sûr d’y associer la population st genoise et en particulier sa composante la plus jeune par l’implication des écoles, collèges, lycées, CME, CMJ… Et ensuite, pourquoi ne pas associer à notre projet devenu lisible nos villes jumelles pour construire et réaliser ensemble une action exemplaire ? Il n’y a pas de solidarité du Nord vers le Sud mais une solidarité entre citoyens du Nord et du Sud qui réclament et agissent ensemble  pour plus de justice au Nord comme au Sud.

Nous sommes obstinés et ne désespérons pas que cette idée fasse son chemin. Si nous devons dans l’urgence soutenir ceux qui sont touchés par les catastrophes naturelles, nous devons d’abord agir pour combattre les situations permanentes d’injustices intolérables. Ici et ailleurs la tache est immense mais ce n’est pas une raison pour ne pas y prendre notre modeste part. Mr Le maire lors du Conseil municipal du 11 Juin 2009 vous avez déclaré que notre proposition méritait d’être étudiée. Alors chiche, nous attendons la suite.

CM de Nov. 2011

Ce contenu a été publié dans Solidarité. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.