Espace d’expression amputé

Avec cette nouvelle formule du bulletin municipal  M. le maire et son cabinet ont décidé de façon unilatérale de limiter l’espace de libre expression des groupes politiques constitués au sein du conseil municipal. Alors que chacun d’eux disposait, conformément au règlement intérieur, d’une demi page pour s’exprimer, un tiers seulement nous en est, dorénavant, octroyé. Nous avons été mis devant le fait accompli sans aucune concertation préalable.  Cette décision politique est insupportable tant sur le fond que sur la forme.

Dans le même temps M. le maire a embauché une responsable  pour renforcer son service communication, constitué désormais de 5 personnes ! Le bulletin municipal met, légitimement, en valeur les réalisations et projets de la majorité municipale qui, faut-il le rappeler, représente à peine 50% des électeurs. Mais il serait inquiétant qu’il soit au service exclusif de la valorisation du maire et de ses ambitions électives futures? Cette publication est financée par l’ensemble des contribuables saints- genois. Elle devrait donc, permettre aussi, la mise en valeur des actions et l’expression autonome de la vie associative, richesse de notre commune. Or la vie associative est totalement ignorée dans les derniers numéros, par exemple aucun article sur la fête de la musique organisée par le Cadec. De même il ne nous paraît  pas incongru que la diversité des opinions, à travers les positions, propositions et actions des élus minoritaires (nous représentons ¼ des électeurs) dispose d’un espace suffisant pour les exprimer. Cela nous semble une impérieuse condition pour l’exercice d’une réelle démocratie.

L’expression publique de M. le maire laisse souvent entendre une volonté de rassemblement et de promotion du « vivre ensemble ». Il ferait bien de la concrétiser en respectant les formes et le règlement régissant le fonctionnement du CM, en développant  les possibilités et les espaces d’expression pluraliste et non en les restreignant. Nous espérons être entendus  pour que notre commune soit exemplaire et devienne innovante dans la pratique démocratique, ce qui, en conséquence, ne pourrait que valoriser l’image de son premier magistrat.

CM de Janv. 2011

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