Communication et associations ne font pas toujours bon ménage

Aujourd’hui la politique culturelle de la commune s’est renforcée avec l’arrivée de nouvelles forces au sein de ses services, de ses structures et de ses élus. Celles-ci, sans nul doute, réorientent, redynamisent, à leur manière, leur action en faveur d’un plus large public et en dehors des structures établies. Nous ne pouvons qu’applaudir des deux mains ces nouvelles initiatives. Mais, car dans toute action il y a un mais, un certain nombre de signes laissent entrevoir, avec une certaine inquiétude, un accaparement latent de toutes les nouvelles manifestations saint-genoises actuelles et à venir. Manifestations qui restent à l’initiative, et qui sont conduites par les seules personnes chargées de l’événementiel. Preuve en est du festival des musiques de Beauregard, chasse gardée du pouvoir en place, qui s’ouvre enfin, après 7 années d’existence, « vers d’autres esthétiques musicales, plus actuelles et colorées »...mais à l’initiative et à la demande de qui ! Les associations ont-elles eu leur mot à dire dans cette évolution ? Preuve en est du sort réservé au CADEC qui se voit reconduire sa subvention alors que, dans la mouvance de la biennale de la Danse, autre exclusivité municipale, il avait proposé une animation autour ce celle-ci avec en plus la réalisation d’un blog et d’un développement de ses animations du 8 décembre. N’y pensez-pas mon bon monsieur, on vous « demande d’organiser les animations à l’identique des années précédentes ». Et puis, comme un refus en appelle  un autre, il leur a été refusé l’achat d’un nouveau photocopieur parce que celui-ci était en inadéquation avec la baisse actuelle de leur charge de travail…mais dans le même temps on permet à une autre association de s’équiper en duplicopieur, et on estime que les prestation proposées aux associations sont trop faiblement facturées…on se mort la queue !…Et puis parce que deux refus appelles une incongruité… « Les dépenses investissement pour l’Espace Culturel, visant à acquérir de nouveaux moyens techniques pour accueillir différents types de spectacles en extérieur », ne seront pas mises à disposition du CADEC. A lui de réclamer sur la pointe des pieds des subventions exceptionnelles pour la location de matériel pour ses manifestations coutumières ou de « trouver davantage de fonds privés » pour assouvir leur prétentions!

Dans le même temps le secteur communication se porte bien, après un budget 2009 de 123 900 €, pour un réalisé de 85 193 €, le budget proposé pour 2010 est de 130 900 €, soit 46 000 € d’augmentation par rapport au réalisé.

Enfin, car toute bonne chose à sa fin, un autre cas de figure est lui aussi frappant : les relations internationales. Lorsqu’on lit que « la ville propose un programme pour les événement liés aux projets européens institués » nous serions en droit de nous interroger sur le rôle d’une association comme Saint-Genis International dont le contexte actuel n’est pas au beau fixe.

Alors, question à 20 € du groupe Agir à Gauche, pour le jeu des mille euros : quelle est la place laissée aux associations à Saint-Genis-Laval, restent-elles encore source de proposition, ou deviennent-elles des prestataires de service aux ordres d’une ambition dédiée « à l’image de la ville qui génère aujourd’hui un repositionnement quant à son projet tant sur la communication pure que sur le dynamisme reposant sur l’événementiel ».

CM de Mars 2010

Ce contenu a été publié dans Démocratie participative. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.