Cohésion sociale 2010/2011

Nous tenons tout d’abord à remercier Mr. Gougueni et le service cohésion sociale d’avoir présenté en commission un bilan qualitatif et financier détaillé de la programmation 2010 et un comparatif  de la programmation 2011 au regard du réalisé 2010. Nous tenons également à rendre hommage aux associations et à leurs bénévoles, porteurs des projets, qui font vivre sur le terrain  cette politique de cohésion sociale.  Concernant cette programmation 2011 on peut mettre en évidence les évolutions suivantes :

– pour le volet aménagement urbain, cadre de vie et lien social : on note une baisse de 3940 € soit – 6 % du budget due essentiellement à l’arrêt de l’action menée par la compagnie 1° acte sur la ville    (5000 €  en 2010). Deux actions nouvelles sont initiées : sensibilisation au tri sélectif aux Collonges et une particulièrement intéressantes « Mythomanies Urbaines »  aux  Barolles  associant les habitants, le Centre Social et la nouvelle compagnie résidente « les Lumas »  pour réaliser un spectacle de quartier à partir d’un travail de mémoire. Concernant le nouveau projet associatif des Collonges il nous semble important, à la fois pour les associations impliquées et leurs responsables, pour leurs salariés, pour leurs bénévoles de toujours bien préciser les objectifs, la démarche, les responsabilités spécifiques de chaque partenaire, le calendrier, car pour certains acteurs des interrogations légitimes existent liées à la durée du processus et aux difficultés quotidiennes à gérer une situation mouvante et incertaine.

pour le volet insertion, développement économique et emploi : on note une progression du budget de 1192 soit + 4%. Les actions intercommunales ( Graines de sol, auto école sociale, transport à la demande…) montrent leur pertinence et sont confortées. Par contre on peut regretter que l’action Ipso Facto destinée aux jeunes de 16/17 ans en décrochage scolaire ne soit pas reconduite. Elle pouvait permettre de trouver les voies d’un avenir personnel et professionnel ?

pour le volet réussite éducative le budget évolue très peu + 241 € soit + 3%. Si l’ on peut souligner l’intérêt de l’action nouvelle initiée par le Centre Social sur la parentalité  avec divers partenaires on peut regretter l’abandon de l’action conduite par la médiathèque «  la charrette aux histoires » destinée à prévenir l’illettrisme.

–  pour le volet éducation citoyenne et prévention le budget progresse de 11302 € soit + 40%. Cela est du à l’intégration du coût  de la maintenance du système de vidéosurveillance en place pour un montant de 25000 €. A notre avis cette dépense élevée n’a rien à faire dans le cadre du CUCS et devrait être budgétée dans le cadre du droit commun. D’ autre part si l’on note une progression des montants alloués à la lutte contre les discriminations on constate l’abandon du rallye nature et citoyen.

Dans son ensemble le coût résiduel des actions pour la ville  progresse de 8795 € soit + 6,4%. Le financement des postes du service est en baisse de 10388 € soit – 21,9%. Globalement les dépenses de fonctionnement s’élèvent à 186907 € soit une quasi stabilité par rapport à 2010 (+ 907 €  soit + 0,5%). Mais si la dépense  de maintenance de la vidéosurveillance n’avait pas été intégrée il serait en baisse de 24093 €  soit  – 13%.

Concernant l’investissement le budget résiduel pour la commune  s’élève à 66000 € en baisse de 46% ceci étant du à l’extension du système de vidéosurveillance budgété   en 2010 pour un montant de 109707 €. Cette année, sur proposition de l’état, la ville souhaite optimiser le dispositif en raccordant le centre de supervision communal au centre opérationnel de réseau de gendarmerie pour la modique somme de 100000 € prise en charge par l’état. Comme nous l’avons déjà exprimé l’an passé nous contestons formellement que le financement de ces dispositifs soit intégré dans le budget du CUCS.

En conclusion si le gouvernement a annoncé que les contrats CUCS seraient reconduits jusqu’en 2014, il a d’ores et déjà annoncé que les crédits globaux sont en baisse de 16% pour 2011. On ne peut donc que s’interroger sur la priorité donnée à une politique sécuritaire tous azimuts au détriment d’une politique de solidarité destinée aux villes et quartiers les plus touchés par la crise économique et ses conséquences sociales désastreuses. La nécessité d’une péréquation financière entre villes riches et pauvres est impérative pour déminer la poudrière sociale et mettre en œuvre des mesures solidaires pour lutter contre les inégalités et éclairer l’avenir de ceux qui désespèrent. A cet égard nous renouvelons notre demande de réflexion sur l’intégration dans le droit commun de certaines actions prioritaires en termes d’efficacité et de cohésion sociale. Nos finances propres nous permettent de l’envisager sans problème. Si nous soutenons cette programmation dans la plupart de ses objectifs et actions proposées  nous sommes contraints à  nous abstenir à cause de l’intégration du volet vidéosurveillance.

CM de Févr. 2011

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