Archives par mois : février 2014

M. le Maire et « chers, es, collègues » de la majorité municipale,

 

Peut-être avez-vous constaté que nous sommes restés «  bouche close » lors de chaque délibération présentée à notre assemblée ?  Peut-être avez-vous constaté que nous nous sommes systématiquement abstenus lors de chacune de vos demandes d’approbation des textes exposés ? Si c'est le cas, vous l’avez donc constaté, lorsque nous n'intervenons pas, d'une part,  personne d'autre ne le fait ou bien rarement, et d'autre part,  manquent de toute évidence  dans notre instance de confrontation démocratique : le dialogue, la concertation, l’éclairage sur les décisions à prendre et sur leurs conséquences pour notre commune et nos concitoyens. Voici donc à quoi ressemblerait un conseil municipal sans opposition : un lieu aphone  ponctué par le simple énoncé de délibérations non discutées, une chambre d'enregistrement expéditive, une instance purement formelle qui, finalement, n'aurait plus de raison d'être.

 

Mais il n'en n'est rien à Saint-Genis-Laval. En effet  vous avez la chance, nous disons bien la chance, d'avoir une opposition de gauche qui travaille avec votre majorité. Or nous le regrettons, c’est loin d’être le cas dans la plupart  des communes, ou dans la pratique de  votre opposition de droite, souvent absente ou  muette. Cependant notre opposition de gauche travaille, vous ne l’avez pas encore compris,  non pas pour vous, mais avec vous. Par conséquent vous n'êtes  pas en droit dans un tract de lancement de votre campagne pour les élections municipales de 2014,   de vous approprier  ce qui vous sert politiquement, sans avoir l'honnêteté intellectuelle de rappeler parallèlement le travail positif fourni par notre groupe de gauche et tous les projets  co-construits à notre mesure  avec votre majorité.

 

Si nous avons voté le dernier budget de votre mandat, malgré l'incompréhension de certains de nos sympathisants, c’est parce que les objectifs proposés servaient sur le fond  l'intérêt des Saint-Genois. Par cette décision, cependant, nous n’avons  pas signé un chèque en blanc à l'ensemble de votre politique et à vos priorités en matière de services ou d’investissements. Sur la forme, nous nous sommes toujours exprimés sur les insuffisances d'objectifs ou de financements concernant des thèmes ou questions pour nous prioritaires. Que cela soit dit une fois pour toutes,  si nous avons rejoint votre majorité, le temps d'un vote de budget, c'est parce que globalement nous avions travaillé avec vous et participé, à notre modeste niveau, aux différents dossiers dans le but de les orienter au mieux dans l’intérêt du plus grand nombre des Saint-Genois et plus encore de ceux qui nécessitent un soutien particulier dans cette situation de crise persistante.

 

Il est assez paradoxal qu'en dehors des conseils municipaux, vous vous interrogiez toujours sur le pourquoi de notre non ralliement à votre majorité. Vous nous le confiez fréquemment,  nos idées sont très proches des vôtres et  rien ne semblerait justifier un tel positionnement. Mais dans votre attitude et dans les faits, nous ne constatons pas de votre part cette volonté de rassemblement. Nous déplorons ainsi votre désespérant aveuglement politique lors des conseils municipaux. Ainsi, lors de nos interventions, lorsque nos propos vous sont favorables, vous trouvez toujours, par nous ne savons quelle pirouette mentale, le moyen de faire croire que nous vous critiquons ! Et combien de fois avez-vous conclu les débats par votre leitmotiv méprisant : vous seriez M. le Maire «  les faiseux », et nous de simples « diseux » ? Quand ce n'est pas,  parfois, pour nous prêter des effets de tribune !...Vous souvenez-vous avoir déjà reconnu une seule fois, publiquement, la qualité de notre travail à vos côtés ? Toujours sur la défensive, vous n'avez jamais de propos apaisés à l'encontre des élus de l'opposition.

 

Nous ne percevons pas non plus votre volonté d'ouverture lorsque vous niez volontairement notre existence dans le bulletin municipal. Nous n'y apparaissons jamais, ni d’aucune façon, à la suite de vos colistiers en tant que « conseillers municipaux à l’écoute de l’ensemble des Saint-Genois ».  Faut-il vous le rappeler au passage  le bulletin municipal est celui de tous les Saint-Genois, et non pas celui de vos seuls électeurs. Nous avons été élus démocratiquement, tout comme vous, par plusieurs centaines d'électeurs. Or en vous autorisant à gommer notre existence vous confisquez  leur droit à être reconnus à travers leurs représentants légitimes. Ce sont pratiques et calculs politiciens, démocratiquement inadmissibles. Quelle leçon de bonne gouvernance, quelle leçon de bien vivre ensemble !

 

En conclusion, faut-il, pour déjouer votre instrumentalisation politique, nous cantonner dans une opposition systématique de principe, voter contre votre budget par posture politique, ne pas participer aux commissions pour vous empêcher de récupérer, parfois, la paternité de nos propositions, ou nous faudrait-il  encore dénigrer systématiquement les avancées de votre politique en faveur de la jeunesse, de la culture ou de la solidarité ?

 

Si demain, nous sommes amenés à devoir travailler à nouveau avec vous et  d'autres sensibilités politiques, nous le ferons toujours de manière constructive et non politicienne. Notre honnêteté politique, et nos valeurs de femmes et d'hommes de gauche nous  obligent  à toujours davantage nous investir et travailler pour le bien commun de notre ville et de sa population.

La municipalité a engagé une concertation constructive entre tous les acteurs concernés par la réforme des rythmes scolaires. Cependant nous le regrettons,  une fois encore n'a pas été convoquée une commission générale rassemblant tous les élus, pour essayer de choisir ensemble les horaires des écoles publiques. Ainsi la majorité municipale a-t-elle choisi unilatéralement l’organisation suivante:

-  sur 4 jours : école de 8h30 à 12h, pause méridienne de 12h à 14h, école de 14h à 15h45, puis 45 minutes d’activités périscolaires jusqu'à 16h30.

-  le mercredi : école de 8h30 à 11h30.

 

Le conseil municipal du 9 janvier a majoritairement validé ces horaires. La droite a voté contre, notre  groupe, lui, s'est abstenu pour les raisons suivantes :

* La durée des activités périscolaires est bien trop courte : elle sera inférieure à 30 minutes, une fois déduites les phases d'arrivée et de départ des enfants.

* La pause méridienne pourrait être raccourcie pour porter à une heure au moins la durée du périscolaire, mais le problème récurrent de la surfréquentation de la cantine des écoles Mouton – Bergier en interdit l'hypothèse. Depuis trop d'années, malgré certaines adaptations, le temps des repas est trop court, trop bruyant, trop stressant. Voici une priorité qui mériterait que l'on s'y intéresse enfin sérieusement pour le bien être des enfants comme des adultes !

* Pour les enfants de maternelle, les horaires d’activités adoptés respectent peu leur rythme chronobiologique: la tranche de 14h à 14h45 serait plus pertinente.

 

Enfin nous avons formulé des exigences à notre sens  fondamentales pour renforcer l’égalité des chances et favoriser l’épanouissement de chaque enfant:

* gratuité des activités périscolaires pour tous.

* incitation des familles les plus éloignées des pratiques culturelles ou artistiques à inscrire leurs enfants à ces activités.

* cohérence des activités proposées avec les projets d'établissement et le projet éducatif territorial.

* maintien du comité de pilotage et mise en place d’un comité de suivi dans chaque école pour proposer les adaptations nécessaires après une période expérimentale.

Cette délibération peut paraître anodine, simple et aller dans le bon sens. Mais je pense qu’il est nécessaire de faire un peu d’histoire. La nationalisation de l’électricité et du gaz en 1946, est l’application du programme du Conseil National de la Résistance. Je vous rappelle que le CNR regroupait des personnes et des forces politiques de bord différent, des gaullistes aux communistes, seule époque ou l’intérêt national passait avant les intérêts particuliers des partis ou des dirigeants politiques. Cette période a été marquée par des avancées sociales importantes : la création de la sécurité sociale (caisse maladie, retraite, famille) et la nationalisation des banques. Si cela n’avait pas été démantelé aurions-nous la même crise financière aujourd’hui ? Mais là n’est pas le sujet. En 1946, EDF et GDF sont nationalisés. Mais pour avoir un contrôle démocratique sur le service public de l’électricité et du gaz, la distribution a été créé sous le régime de la concession. Ceci impose une négociation entre les communes et ERDF ou GRDF lors de chaque renouvellement de cette concession. Cela permet aux élus  locaux de formuler des exigences et de contrôler la mise en œuvre de ce service public. Les communes perçoivent donc  une taxe pour la distribution de l’électricité la TCE et pour celle du gaz une redevance pour occupation du domaine public. Cela fait  donc bien longtemps que notre commune perçoit une redevance de GRDF.

Quels changements ou quelle nécessité nouvelle sont intervenus pour  confier au SIGERLY cette gestion?

 

Le SIGERLY, syndicat intercommunal, a été fondé par les communes,  propriétaires des réseaux de distribution d’électricité et de  gaz,  désireuses de se regrouper pour mieux soutenir leurs droits et leurs intérêts vis-à-vis des concessionnaires. Il est  devenu l’autorité concédante en lieu et place des communes. Ce Syndicat regroupe un nombre important de communes du Rhône, mais  pas la totalité de celle du Grand Lyon.  La ville de Lyon n’est pas adhérente et négocie directement avec ERDF et GRDF.

 

Nous sommes à la vieille de la création de la métropole lyonnaise. Lors du transfert de la gestion de la TCE au SIGERLY il y a environ 2 ans, nous avions déjà évoqué cette problématique des transferts  de compétences au Grand Lyon, sous l’impulsion de la ville de Lyon. Aujourd’hui ceci n’est plus une vision mais la réalité et avec la création de la métropole, le SIGERLY est appelé à évoluer. Certains  parlent de la suppression du SIGERLY d’autres de sa fusion avec le SYDER, autre syndicat du Rhône, pour permettre aux communes hors métropole d’adhérer à un syndicat, par exemple Brignais. La Métropole gérant les concessions, certains élus militent pour quitter ce régime des concessions et  créer à sa place une SPLD (Société publique locale de distribution). Ce serait  alors la fin d’un  système public  permettant l’égalité de desserte, sur l’ensemble du territoire, de la  distribution de l’électricité et du gaz.

Voila la réalité des enjeux sous sous-jacents que pose cette délibération. Comme il n’y a pas d’urgence en la matière, nous ferions mieux de conserver  nos compétences et à l’examen  de la mise en place de la métropole, peser pour maintenir une solidarité territoriale, conforme aux intérêts de tous et donc des saints-genois. Nous voterons contre cette délibération.

Rappelons que les ateliers du  contrat éducatif local doivent aider les enfants à l’apprentissage, à la construction de leur personnalité. Les cycles de découvertes doivent  être accessibles à tous et couvrir un champ d’activité très large impliquant les structures associatives locales.  Depuis longtemps nous avons mis l’accent sur la nécessité de renforcer les liens entre le milieu scolaire, les enseignants au premier chef,  les associations et les intervenants bénévoles en accompagnement scolaire. Ce travail partenarial semble avancer de façon cohérente à l’échelle de la commune et se développe aussi au niveau de l’ensemble des actions programmées. Nous le savons tous, les conditions de la réussite de chaque enfant se jouent dès les premières années de scolarité, dès la maternelle même, et notre collectivité a une part de responsabilité pour atteindre cette finalité.

 

Les perspectives 2013/2014: harmoniser le nombre d’atelier dans l’ensemble des groupes scolaires et optimiser la présence aux ateliers vont dans le bon sens pour que chaque enfant puisse accéder à une activité. Cette programmation 2013/2014, reprend globalement les actions de la précédente. Le maintien des actions concernant l’expression et la création musicale est important pour initier et sensibiliser les enfants à de nouvelles formes artistiques auxquelles ils ne pourraient pas avoir accès pour des raisons financières, sociales ou culturelles. Reste toujours à réfléchir sur les possibilités et moyens à développer pour donner suite à cette première approche tout au long de leur parcours scolaire, la musique étant, par excellence, un langage universel de rapprochement et d’échange entre les individus et les peuples.

 

Enfin sur le plan financement si on note une progression du budget global les montants en valeur absolue restent modestes et la participation communale minime:

-         budget  global : 45 446 € en progression de 4 166 € soit + 10,1 %  dont 3 100 € lié au transfert du financement de l’action 1,2,3 soleil du CUCS au nouveau CLPPEL. Les actions du seul CEL progressant donc de 1 066 € soit +2,6 %

-         la part  de la  commune représentant 40,9 % du budget global: 18 580 € en progression de   16,6 %  soit 2 650 € dont 1 900 € pour l’intégration de l’action 1,2,3 soleil. Soit en réalité un effort budgétaire de 750 € soit +4,7 %.

-         La part de la CAFAL représentant 43,3 % du budget global: 19 696 € en progression de 1536 € soit  + 8,5 %.

-         La part de l’état représentant 15,84 %  du budget global : 7 170 € en baisse de  20 € soit – 0,3 %.

-         Si sur un plan strictement local on peut être satisfait de la progression du financement de la CAFAL et du maintien de celui de l’état on doit tout de même s’interroger sur le fait que l’état a réduit de 20 % sa contribution financière au niveau du département ? Ainsi donc ce qui est donné aux unes vient en déduction de ce qui est attribué aux autres communes, peut être plus nécessiteuses que la nôtre ?

Nous avons attentivement lu la présentation et les orientations générales du Projet d'aménagement et de Développement Durables dans le cadre de la révision du PLU-H (du plan local d'Urbanisme et de l'Habitat) de la Communauté urbaine de Lyon, dossier qui nous a été communiqué par vos services.

 

Comme le souligne le document, téléchargeable depuis le site internet du Grand Lyon, la révision met en oeuvre ses ambitions au travers de quatre défis qui s'articulent les uns avec les autres.

 

Le premier annonce la couleur et nous propulse déjà dans le cadre de la future métropole lyonnaise que MM. Collomb et Mercier nous ont tricoté au coin du feu en nous épargnant un déplacement jusqu'à l'isoloir et une expression contradictoire sur le texte de loi en cours d'élaboration. Le premier défi est donc de développer l'attractivité de l'agglomération pour construire une métropole responsable. Si nous avons eu du mal à comprendre l'emploi du qualificatif responsable, nous avons très bien compris le sens de la dernière phrase de la première colonne de l'introduction du document, p. 4, et qui dit : « Le Scot (Schéma de cohérence territoriale) fait le choix d’un développement intense et équilibré, pour cela il accompagne l’essor d’une économie d’excellence pour mieux positionner l’agglomération dans la concurrence entre métropoles ». Ainsi le décor est planté, la métropole lyonnaise s'inscrira dans un contexte concurrentiel avec les autres...et nous imaginons déjà les stratégies qui seront employées pour attirer à soi ce qui pourrait être maintenu ou disposé ailleurs au niveau régional...Il n'y a qu'à prendre pour exemple l'Europe et ses joutes nationalistes pour se rendre compte des dégâts qu'une telle concurrence entre métropoles apportera au niveau local et national. Le même paragraphe quantifie « des objectifs ambitieux en matière d'accueil résidentiel (accueillir 150 000 nouveaux habitants et construite 150 000 logements d'ici 2030) », et en page 5 l'ambition du Grand Lyon est clairement exprimée : « Le PLU-H est un outil pour créer les conditions foncières, immobilières et d'accessibilité pour l'accueil des entreprises dont les besoins sont diversifiés. La réponse à ces enjeux est à penser dans le cadre plus large d'un fonctionnement métropolitain, support de rayonnement international ».

 

Les ambitions de cette métropole ne risquent-elles pas de nuire aux équilibres départementaux et régionaux en matière d'emploi, de population, de développement ? Ces mêmes ambitions ne risquent-elles pas d'engendrer des problèmes d'insécurité, de concentration humaine dans l’ hyper centre? Quelle sera la place, le rôle et les moyens de la région dans ce contexte métropolitain ?

 

Le deuxième défi est économique afin de soutenir le dynamisme économique de l'agglomération pour assurer la création de richesses et d'emplois.

 

Le troisième défi est celui de la solidarité, de développer une agglomération accueillante, solidaire et équilibrée pour répondre aux besoins de logements de tous ses habitants. Le résumé du livre semble alléchant, mais une fois l'introduction passée les chapitres risquent d'avoir du mal à s'enchaîner car s'il semble être  facile d'attirer une population fascinée par les néons, qu'en sera-t-il des 150 000 logements à construire et de l'application des moyens à mettre en œuvre  pour faciliter leur construction à des coûts abordables, comme la mobilisation du foncier, afin de répondre aux objectifs législatifs qui portent à 25% la part minimum de logements sociaux pour les communes de plus de 3 500 habitants...La conclusion de cette histoire, sans une forte volonté politique de tous les décideurs, risque d'être du déjà lu !

 

Enfin, le dernier défi est environnemental car il doit répondre aux enjeux environnementaux et améliorer le cadre de vie pour la santé et le bien-être des habitants. Après nous avoir signifié que le bonheur, l'épanouissement et l'équilibre de l'être humain passaient nécessairement par l'envie de goûter aux joies de la concurrence à tout crin, de la concentration humaine, de l'accroissement des richesses, on nous explique sans rire, et sans cause à effet, que « le PLU-H s'inscrit aujourd'hui dans un contexte ou les enjeux environnementaux et de santé deviennent de plus en plus prégnants. Urgence climatique, transition énergétique, amélioration de la qualité de l'air, préservation des ressources des milieux naturels et de la biodiversité constituent des impératifs du projet de territoire. » Mais cessons là ces maldisances  de mauvais aloi, le sujet est bien trop sérieux pour le balayer de quelques phrases à l'emporte pièces. Nous trouverons l'occasion d'en débattre lors des prochaines réunions publiques qu'on nous promet en 2014 et qui concerneront l'élaboration du PADD saint-genois.

 

Une dernière remarque concernant la multitude des plans qui fleurissent et se superposent.. Nous nous plaignons, à juste titre parfois, de l’empilement des collectivités et de l’imbrication des compétences. Mais avec nos DTA (Directive  Territoriale d’Aménagement), SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale), PLU–H (Plan Local d’Urbanisme et de l’Habitat), PADD ( Projet d’Aménagement et de Développement Durable), PDU (Plan de Déplacement Urbain), SRACE (Schéma régional du Climat, de l’Air et de l’Énergie), SDAGE (Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux), SRADT (Schéma Régional D’aménagement et de Développement Durable), et cette liste n’est pas exhaustive, qui sait quel plan ou schéma doit intégrer l’un ou l’autre, ce que contient chacun et ce qui les différencie ? Ne serait-il pas utile de rassembler dans un seul document d’urbanisme (premier pas fait pour ce PLU-H) la plupart d’entre eux pour des questions de lisibilité, de compréhension, de cohérence, un premier pas, bienvenu, venant d’être fait  pour ce PLU-H ?

 

Car, à n’en pas douter, en  2015, nous nous donnerons rendez-vous pour débattre, dans le cadre de la future métropole lyonnaise, du PLUS-S (Plan Local d’Urbanisme et du Social).

Le 5ème rapport du groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat vient le confirmer « l’activité humaine est la cause principale du dérèglement climatique ». Il s’aggrave et ses conséquences  touchent d’abord les populations les plus pauvres de la planète. A moyen terme les conditions de vie de tous risquent d’être compromises. Malgré l’inertie des grands pays et l’absence d’un accord international ambitieux, contraignant et juste, des solutions existent, dès maintenant, pour les limiter. Porteuses d’un monde plus humain et solidaire, créatrices d’emplois locaux,  elles sont à notre portée. Face à l’urgence du défi mobilisons-nous en dénonçant d’abord le sentiment d’impuissance. Démontrons l’absolue nécessité de la transition énergétique, remettons en cause les concepts  de croissance et de concurrence de tous contre tous, et combattons les inégalités de tous ordres et à tous niveaux : local, national, international. Sans plus attendre développons les coopérations et mettons en route ces transitions sociales, énergétiques, écologiques, indispensables.

 

Des milliers d’alternatives efficaces,  portées par des associations, des collectivités, sont aujourd’hui mises en pratique: sobriété et efficience énergétique, agriculture paysanne et circuits courts, défense des biens communs et des services publics, finance éthique, priorité aux déplacements doux et collectifs, préservation du foncier agricole contre l’étalement urbain, réduction des déchets et recyclage…

 

Dans cette perspective, notre  groupe a toujours agi pour infléchir  les orientations et pratiques de la majorité municipale. Parfois nous y sommes parvenus (gymnase Equinoxe, Agenda 21, restauration scolaire...), parfois non. Ainsi, concernant la future Maison de Quartier des Collonges, nous avons proposé de l’équiper d’une chaudière bois et d’étudier, dans le cadre du service public, l’installation de panneaux photovoltaïques. Oublieux de l’Agenda 21 voté en mai dernier, M. le Maire a refusé ces options, génératrices d’économies à moyen terme, pour des raisons spécieuses : conditions d’accès aléatoires, « rentabilité » financière insuffisante. Or, valorisant le quartier et ses habitants, cet équipement pourrait être exemplaire sur le plan environnemental.

 

Agissons pour les générations futures et redonnons espoir à celles d’aujourd’hui : des solutions alternatives existent pour surmonter les défis de notre société, elles guident nos pratiques d’élus de gauche, toujours au service de l’intérêt général.

 

Cette opération nous apparaît comme exemplaire lorsqu’une volonté politique s’affirme, celle du Grand Lyon en l’occurrence. Nous sommes certains que M. Gondet a activement participé à ce projet comme il l’a fait précédemment pour celui du clos des lierres. Comme nous l’affirmons et le réclamons depuis longtemps il est donc possible  de programmer et de réaliser des opérations immobilières intégrant l’objectif impératif d’une forte mixité sociale : 30% de logements aidés dans ce cas présent. Nous pensons cependant qu’il eut été préférable que ceux-ci soient disséminés  dans chaque bâtiment plutôt que concentrés dans des bâtiments spécifiques.

 

Nous constatons également la pertinence d’avoir principalement, en logements aidés, des prêts locatifs à usage social (PLUS) et des prêts locatifs aidés d’intégration (PLAI) et de nombreux petits logements adaptés à de jeunes couples ou des personnes seules. Pourriez-vous nous communiquer le pourcentage de chacun des types de logements sociaux ?

 

Nous nous réjouissons également de la présence d’une piste cyclable, indépendante de la chaussée et du stationnement latéral. L’enjeu, demain, est d’assurer  une continuité à cette portion de piste cyclable pour que ce mode de déplacement doux ait toute sa pertinence sur notre commune.

 

Enfin lorsque les parkings et les voies piétonnes rejoignant les écoles du centre seront opérationnels pourrons nous  voir, enfin, interdire la circulation automobile dans le centre historique aux heures d’entrées et sorties scolaires, demande maintes fois exprimées. Quelle est l’estimation du nombre de véhicule devant emprunté cette nouvelle voirie ?

Nous souhaiterions aborder en conseil municipal le point que nous avions soulevé en réunion des présidents de groupe lundi dernier car il nous semble que ce point mérite d’être débattu au sein du conseil municipal.

 

Au travers de plusieurs marchés publics importants comme ceux, hier, de la construction du gymnase Equinoxe, de la rénovation de la mairie, et aujourd'hui celui du gymnase Mouton, nous constatons un nombre important de décisions prises par M. le Maire, par délégation du conseil municipal, concernant l’agrément de sous-traitants. Nous nous interrogeons sur les problématiques que peuvent engendrer cet état de fait en dehors du caractère évidemment légal de la démarche.

 

Lorsqu'un appel d'offre est lancé pour adjudication d'un lot, les critères de sélection prennent en compte un certain nombre d’exigences qui nous paraissent importantes, comme le respect des normes environnementales et sociales et  les efforts de l'entreprise retenue pour y parvenir : prise en charge au sein de l'entreprise de personnes en réinsertion, ou en situation de handicape, et autres mesures qui pourraient s'inscrire dans le cadre d'un agenda 21. Lorsque l'entreprise retenue fait, ensuite, appel à plusieurs sous-traitants, ces mêmes conditions sont elles respectées par ces derniers ? Bénéficions-nous d'une vision transparente sur les pratiques  de celles-ci ?

 

Nous nous interrogeons également, toujours concernant cette multitude de sous-traitants, sur les relations que les entreprises postulantes peuvent avoir entre elles et avec leurs sous traitants. Autrement dit, lorsqu'une entreprise concoure à un marché, le critère financier est parfois prépondérant dans le choix de la collectivité. Les négociations peuvent amener les postulants à revoir à la baisse ses devis et rogner sur ses marges. Lorsque l’entreprise adjudicatrice fait ensuite appel aux services de sous-traitants, les conditions d'attribution de leurs marchés peuvent être semblables, et au bout de la chaîne, après plusieurs baisses de devis, le dernier maillon, pour s'en sortir financièrement, n'est il pas tenté de surexploiter ses salariés (voir même à ne pas les déclarer aux organismes sociaux) ou d’abaisser la qualité de son travail ou des matériaux mis en œuvre? Même si nos services techniques sont vigilants ces questions méritent d’être posées.

 

Ainsi, ne serait-il pas possible d'obtenir des entreprises retenues par la commission d’appel d’offres un certain nombre de renseignements préalables sur les travaux qui seront sous-traitées. A quels sous-traitants font-elles appel régulièrement. Ne pourrions-nous pas également faire signer à ces entreprises une charte de bonne conduite et de respect des critères environnementaux et sociaux de la part de ses sous-traitants ?

 

Nous nous posons également la question sur les nombreux avenants aux contrats liés à l'augmentation du coût des travaux. Surcoûts qui augmentent,  parfois  considérablement, le montant final du projet initial comme ce fût le cas, par exemple, pour  la mairie. Ces augmentations peuvent nous interroger parfois, sur le montant du devis initial proposé par l'entreprise concourante, qu'elle pourrait artificiellement baisser pour emporter le marché. Ceci, en sachant pertinemment, qu'au cours du chantier, les revalorisations de certains travaux ou aménagements lui seraient acquises par nécessité et donc que le coût final de son intervention serait de loin supérieur à son devis initial.

 

Pouvons-nous affirmer que le devis estimatif de certaines entreprises soit toujours sincère ? La rédaction des cahiers des charges ne se fait-elle pas parfois trop rapidement ? Ces questions, ne vous ont-elles jamais traversé l'esprit ? Avez-vous tenté d’y répondre, et de quelle manière ?

Tout d’abord, pour éviter tout faux débat ou mauvaise interprétation, je tiens à rappeler que nous sommes tout à fait favorables à la construction de cet équipement majeur dans le cadre de la rénovation du quartier des Collonges. Lors du conseil du 28 mars dernier notre abstention concernant l’attribution du marché  de maîtrise d’œuvre au cabinet d’architecture Studio Pyc, a été la conséquence de votre refus de présenter à l’ensemble des conseillers, au cours d’une commission générale, les deux projets retenus par le jury de concours, avant que le CM décide en dernier ressort du choix du lauréat.

 

Ceci étant précisé nous voulons évoquer les principales options que vous avez retenues ou écartées dans cet APD. Tout d’abord nous approuvons le choix de récupération des eaux de pluie pour un montant de 30 000 €. Cette décision est en conformité avec l’action n° 5 de l’Agenda 21 concernant la préservation de la ressource en eau. Nous regrettons simplement que cette eau tombée du ciel et donc gratuite, ne puisse pas être utilisée pour les toilettes. Des raisons sanitaires sont avancées alors que celles-ci ne s’étaient pas posées au gymnase Equinoxe.

 

Concernant le mode de chauffage c’est une chaudière à gaz qui a été retenue. Nous avions demandé un retour d’expérience sur la chaudière à bois équipant le gymnase EQUINOXE. Il est bien dommage de ne pas disposer de cette évaluation. En effet alors que le gaz participe à l’effet de serre, que ses tarifs vont poursuivre une progression importante,  le bois possède un bilan carbone neutre, et sa production est locale. Le motif consistant à mettre en avant la difficulté d’accès par les camions alimentant en granulés bois l’équipement ne nous paraît pas des plus convainquant.

 

Les arguments que vous avancez pour justifier votre renoncement à l’installation de panneaux photovoltaïques nous semblent spécieux. Tout d’abord concernant le bilan carbone je vous rappelle que dans notre environnement proche il existe encore des productions françaises de panneaux photovoltaïques : Photowatt à Bourgoin, Bosch à Vénissieux. Même si ces entreprises demeurent fragiles par rapport à la concurrence sauvage qu’elles subissent, nous ne sommes donc pas condamnés à utiliser des produits exclusivement chinois. Il est fondamental d’apporter notre pierre au développement d’une filière nationale, dans le cadre de l’impérieuse nécessité de la transition énergétique. Vous évoquez la non maîtrise du recyclage de ces produits : ceci est faux. Il suffit de consulter les documents de l’ADEME ou d’EDF ENR (énergie renouvelable) qui indique qu’en fin de vie tous les éléments constitutifs d’un panneau peuvent être recyclés. Même si, à ce jour, cette filière de recyclage est fragilisée sur le plan économique  par les incohérences ou les atermoiements des politiques européennes et nationales, les industriels savent recyclés l’ensemble des constituants des panneaux comme ils le font déjà pour les millions d’écrans plats de toute sorte (télévision, tablettes, ordinateurs, téléphone) dont la composition leur est assez proche.

Quant aux batteries elles  sont nécessaires uniquement dans l’hypothèse d’une autoconsommation. Et il y a bien longtemps que l’on maîtrise leur recyclage quelque soit leur constituant. Sinon expliquez nous pourquoi, ce dont nous vous félicitons, vous avez fait l’achat pour la ville d’une voiture électrique, après deux vélos il y a quelques années !!

 

Enfin concernant l’aspect financier nous pourrions faire un copier coller de notre intervention sur la réhabilitation du gymnase Mouton, pour laquelle vous aviez déjà renoncé à installer des panneaux photovoltaïque. Nous vous avons alors expliqué la possibilité de négocier avec EDF ou ERDF la mise à disposition d’une toiture ou d’un espace pour installer des panneaux, la commune participant partiellement à l’investissement d’origine, puis l’exploitation, l’entretien, le recyclage étant à la charge de l’exploitant. Avez-vous exploré cette possibilité ? Bien entendu nous ne sommes plus alors dans le cadre de la financiarisation de l’énergie, mais dans la  contribution au renforcement du service public. Mais comme beaucoup d’élus vous semblez considérer le développement de l’énergie renouvelable d’abord comme un coût puis ensuite comme possibilité de rentes financières et non comme une nécessité impérative et urgente pour relever les défis énergétiques et environnementaux.

 

Je vous rappelle l’intitulé de l’action n°2 de l’Agenda 21 de notre commune adopté à l’unanimité du CM, il y a 4 mois, le 28 mai 2013 : sensibilisation aux économies d’énergie et au développement du solaire. Action établie à partir de deux constats : l’obligation de réduire les gaz à effet de serre et l’augmentation sensible et régulière du coût de l’énergie.. La production d’électricité à partir de l’énergie solaire n’émet ni particule, ni gaz à effet de serre.  Après l’étape ratée du gymnase Mouton la MQC aurait pu être le premier bâtiment public de la ville doté de panneaux photovoltaïques, cela aurait pu être un symbole fort et exemplaire pour beaucoup de nos concitoyens. L’image de notre commune en serait sortie renforcée. Mais malheureusement vous êtes, comme beaucoup de maires, tièdes et velléitaires dans ce domaine, et nous le regrettons fortement. L’enjeu environnemental est fondamental pour notre devenir commun, le prochain rapport du GIEC va une nouvelle fois le confirmer. Le PLU-H dont on va débattre dans une prochaine délibération met en évidence l’urgence climatique, et l’engagement du Grand Lyon, via le PCET (plan climat énergie territorial) à réduire, d’ici 2020, de 20 % les émissions de gaz à effet de serre et la consommation d’énergie et de porter à 20 % la part des énergies renouvelables.

 

Alors M. le maire, apportons notre petite contribution à la réalisation de ces objectifs, comme cela a déjà commencé avec l’Équinoxe ou la réhabilitation de certains équipements communaux. Agir pour les générations à venir et redonner espoir à celle d’aujourd’hui en montrant que des solutions alternatives existent pour surmonter les défis de notre société, à tendance  mortifère dans certain domaine, est de notre responsabilité d’élus. Notre vote dépendra de votre engagement  pour avancer ensemble dans cette voie. Merci de votre écoute.

Le 15 mars 2010, le conseil municipal adopte à l’ unanimité le maintien de l'école de Beaunant.

 

Aujourd'hui, la RD 42 va être requalifiée : en effet, cas rarissime où l'automobile s'efface pour donner plus de liberté à un cours d'eau, deux des quatre voies de la RD 42 situées entre le Pont Rouge et le pont de Limburg (sur la commune d'Oullins) seront supprimées afin d'ouvrir le lit de la rivière de l'Yseron, et de créer également un cheminement le long de la berge. Ces aménagements concerneront plus de 500 mètres de linéaires, et comporteront une restauration écologique de la rive gauche.

Dès lors, la réduction du nombre de voies limitera la vitesse des véhicules et par conséquent leur nombre, et la mise en place de voies pour déplacements en mode doux pourront être réalisées. La dangerosité de l'école sera moindre et son environnement proche considérablement amélioré, pour le plus grand plaisir des enfants.

 

Aujourd'hui l'Anneau des Sciences, notre ancien TOP, dans son projet actuel, sera sur 80% de son parcours enterré, et un échangeur à ciel ouvert, dit Porte de Beaunant, sera implanté au sud de la RD 42, loin des habitations et là où les raccordements routiers seront plus aisés. Dès lors, fini le viaduc du TOP qui menaçait l’école de Beaunant et le flot des camions et voitures qui circuleront majoritairement à l'intérieur de l'Anneau des Sciences.

 

Aujourd'hui, depuis janvier 2013, suite à l'intégration des communes de Brindas, Chaponost, Messimy et Thurins au sein du Sytral, deux nouvelles lignes ont été créées, les lignes 11 et 12. Elles drainent les communes d'Oullins, Chaponost et Saint-Genis-laval, avec pour la ligne 11, un arrêt à la Chapelle de Beaunant. Fini l'enclavement du quartier de Beaunant, et avec ces divers aménagements et nouvelles dessertes, les prochaines constructions immobilières attireront de nouvelles familles et de nouveaux enfants à l'école intercommunale. De plus, la navette du plateau des Hautes Barolles, avec sa proposition d'extension, pourra à sont tour desservir l'école et les parents pourront délaisser un peu leur voiture.

 

Aujourd'hui l'ensemble des bâtiments publics sont progressivement  rénovés et les sensibles améliorations environnementales permettent à court terme de réaliser des économies ; l'école de Beaunant devrait enfin, à son tour, et après de nombreuses années d'immobilisme, bénéficier de travaux substantiels ! Une commission devrait d’ailleurs très prochainement avoir lieu pour définir tout un ensemble de chemin piétonnier, les parents seront concertés.

 

Une belle histoire que voilà et que nous aurions pu écrire ensemble et que de nombreux parents avaient commencé à imaginer, mais d'autres en ont jugé autrement.

 

Ainsi, le 15 mars 2010, le conseil municipal adopte à la majorité (24 voix Pour, 4 voix Contre et 3 Abstentions), la fermeture de l'école de Beaunant. Cette décision est alors rendue au regard d'un trafic de plus en plus dense sur le RD 42 (15 000 véhicules jour), des projets hypothétiques pour l'avenir (projet d'agrandissement de la RD 42 et une hypothèse lointaine de tracé du TOP de l'époque), d'un aspect financier avec d'importants travaux à envisager au regard de la vétusté des locaux, de la nécessité d'avoir pour les élus une approche globale des questions scolaires, et du fait que le coût par élève y est nettement supérieur à celui dans les autres écoles.

 

Le 19 septembre 2012, le conseil municipal décide la dissolution du syndicat au 31 décembre 2012 et de fixer les conditions de cette dissolution. A la même séance, la commune de Saint-Genis-Laval souhaitant voir réaliser un programme de logements social sur son territoire, et plus précisément sur le site de l'ancienne école de Beaunant, le Grand Lyon propose de se porter acquéreur des biens afin de faciliter la réalisation de cette opération pour un prix global de 580 000 €.

 

Aussi, faisons table rase du passé, et imaginons l'avenir avec demain la construction de nouveaux logements qui comprendront au moins 30 % de logements sociaux et une excellente mixité. Ils bénéficieront, quant à eux de l’importante requalification de leur environnement dans les années prochaines.7   -    Dissolution du syndicat intercommunal de Beaunant