Question orale concernant le CADEC lors du dernier conseil municipal.

Bonjour,

Lors du dernier conseil municipal, suite à la décision arbitraire du maire de supprimer l’association du CADEC, nous avons posé la question orale suivante. Nous vous communiquerons la réponse faite à trois voix par les personnes citées en introduction dans cette question.

Vous trouverez également , si cela vous intéresse, ci-après le lien vers une pétition pour manifester votre désaccord concernant la suppression du CADEC : https://www.change.org/p/soutien-au-cadec?signed=true

Vous trouverez enfin une petite vidéo de la présidente du CADEC lors du dernier forum des associations : https://www.facebook.com/cadec.stgenislaval/videos/2116446691722102/UzpfSTEwMDAwNDAwMDUxNzIzOToxNDQyNjI2MDg1ODgwNzI4/?fb_dtsg_ag=AdwLy4dtT2rE98SE-C6pvNs1meNhnVLlyXZ9iftKasA14Q%3AAdz_bCQIwebLU7Z90Bb7XbF8tG8WZ-WwyZowXeE8g6WuhQ

Bonne lecture.

« Nous sommes rigoureusement opposés à la décision prise unilatéralement par monsieur Roland Crimier, Fabienne Tirtiaux et Mohamed Gougueni de supprimer d’un stupide trait l’existence d’une association saint-genoise reconnue et appréciée par l’ensemble des associations de notre ville. Nous condamnons le mutisme et l’attentisme de l’ensemble des autres élus de la majorité dont certains serrent les dents mais se taisent.

La décision prise, au final, par l’ensemble des élus de la majorité de supprimer le Cadec montre bien l’absence de transparence et de démocratie qui règne dans cet hémicycle. Nous n’avons en effet jamais été informés de l’intervention programmée de KPMG auprès du Cadec. Nous n’avons jamais voté un quelconque montant s’y référant (montant toujours inconnu, comme il en est de ses attributions, de son contrat d’hier et d’aujourd’hui puisqu’il devait accompagner la mairie et le Cadec dans la rédaction d’un nouveau contrat d’objectif). Nous n’avons jamais débattu ni validé en conseil municipal la décision arbitraire de ne plus financer le CADEC. La question de sa suppression a-t-elle été posée aux associations pour connaître leur avis ? Bref encore une fois le bon vouloir d’une seule personne démontre bien cette dérive autocratique qui est de plus en plus prégnante d’un mandat à l’autre dans notre commune … Il faut dire qu’avec des mentors comme Emmanuel Macron, ou encore Gérard Collomb, on peut difficilement y échapper.

La mort annoncée du Cadec remonte malheureusement à pas mal de temps ! Elle était actée déjà bien avant l’audit de KPMG puisque le site internet de la ville travaillait déjà à la mise en ligne d’un site dédiée aux associations, c’était donc une chose pliée et les différents simulacres de concertation n’étaient là que pour montrer que la mairie faisait encore des efforts pour dialoguer. Les je t’aime moi non plus se sont peu à peu transformés en dénonciation d’un autisme évident du Conseil d’administration du CADEC. Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage. Pourtant au moment enfin où un contrat d’objectif, une nouvelle convention aurait pu voir le jour, les élus concernés sont aux abonnés absents et le maire déclare « Ce n’est pas un souhait d’en arriver à ces extrêmes, mais nos deux positions sont difficilement accordables… les choix qui ont été faits par le Cadec obèrent la signature d’une nouvelle convention »

Mais la décision finale ne pouvait pas être prise sans éléments probants dénoncés par un tiers. Le cabinet d’audit KPMG allait donc faire le job.

Nous avons ainsi écouté incidemment le rapport de KPMG rendu public lors d’une réunion des représentants d’associations en mairie. Réunion à laquelle, au passage, aucun élu de l’opposition n’était invité, alors que bien d’autres élus de la majorité étaient présents ! Mais quoi de surprenant !

C’était déplorable, une vraie parodie ! Le rapporteur a tenté une restitution de son rapport qui n’a jamais été à son terme et a cherché, par une pirouette, à vite conclure son exposé par quelques remarques affligeantes, comme ces confessions naïves de n’avoir pas très bien compris ce que faisait le Cadec, d’avoir trouvé que l’activité au sein des locaux de l’association n’était pas très dynamique, d’annoncer du bout des lèvres qu’il lui semblait qu’une partie des activités réalisées à l’aide de financements extérieurs à la ville, l’étaient en fait par des financements municipaux…

Nous avons donc par la suite voulu en connaître davantage sur le contenu de ce rapport pour comprendre ce qui pouvait être objectivement reproché au Cadec.

Ainsi l’audit pointe, après l’analyse de nombreux documents analytiques, qu’une partie des coûts des activités liées à la formation collective et l’accompagnement individuel, financées dans le cadre de conventions spécifiques et n’entrant pas dans le cadre de la convention d’objectifs et de moyen signée avec la ville de Saint-Genis-Laval, est en fait financée par la ville. Les services du Cadec réfutent ces accusations et nous ont personnellement démontré le financement et le fonctionnement de ces conventions spécifiques. Mais même si, dans l’absolu, cela devait être le cas, pouvons-nous nous plaindre que les associations saint-genoises bénéficient de ces prestations ? Vous, élus majoritaires regrettez-vous que le Cadec accompagne individuellement des porteurs de projets associatifs et collectifs, et forme les dirigeants associatifs ? Refusez-vous que le Cadec soit un centre de ressources et d’information des bénévoles ? Acceptez-vous que le fait d’encadrer des services civiques (des jeunes formés, mis à dispositions des associations saint-genoises pour les épauler dans leurs manifestations et activités) soit une plus-value pour notre ville et pour nos jeunes ? Pensez-vous que c’est gaspiller de l’argent public que de développer ces actions en faveur de nos concitoyens ? Sinon que dire alors de ces plaquettes luxueuses, ces affiches, tous ces moyens de communication et humains dépensés sans compter pour glorifier le bilan municipal à mi-mandat de votre premier de cordée, et auquel aucun saint-genois n’a répondu ! Nous avions eu, à l’époque, la pudeur de ne pas enfoncer le clou ! Il y a donc deux poids deux mesures !

Le rapport précise que le financement des services aux associations non saint-genoises est explicitement exclu du conventionnement avec la ville. Quand on parle d’association non saint-genoises, ce sont des associations dont le siège social n’est pas à Saint-Genis-Laval, mais dont la majorité des membres est souvent saint-genoise et qui a donc le droit de bénéficier des subventions mairie. Pour ce qui est des autres membres des associations en question qui sont non saint-genois, mais qui représentent un très faible pourcentage, s’ils bénéficient potentiellement de financements municipaux, doit-on crier au scandale ? Les saint-genois qui adhérent à certaines associations dans d’autres villes environnantes ne bénéficient-ils pas également des financements ce celles-ci ? L’intercommunalité, la réciprocité, ça nous parle à nous ! Vous trouvez cela indécent ? Répréhensible ? Les élus municipaux membres de droit qui ont successivement assistés au conseils d’administrations ont-ils déjà crié au scandale ? Le maire est-il intervenu et a-t-il usé de son véto pour interdire ce type de structures dites non saint-genoises ? Quid de toutes les autres associations saint-genoises qui ont en moyenne entre 12 et 15 % d’adhérents non saint-genois et qu’on ne cloue pas au pilori ? Il y a bien deux poids deux mesures !

Le rapport pointe la faiblesse de l’information proposée quant aux actions du Cadec sur les principales activités financées par la ville et qui représentent 70% du financement annuel de l’association, les documents ne permettent pas de qualifier ni de quantifier les actions du Cadec et encore moins d’évaluer son évolution sur les dernières années. Ce flou ne permet pas à la ville d’apprécier la pertinence des actions proposées par le Cadec vis-à-vis des associations locales, la pertinence du financement associé et plus globalement d’évaluer les services faits. Il est facile de jeter le bébé avec l’eau du bain si on se base, pour évaluer le bien-fondé des actions menées par le Cadec envers les associations, sur des résultats chiffrés et quantitatifs. Comment quantifier le nombre de rencontres organisées ou spontanées avec les responsables d’association ou leurs adhérents ? Comment appréhender, apprécier les synergies et mutualisations qui se créent entre les différentes associations ? C’est un travail de relation, de mise en réseau, d’échange qui porte ses fruits bien évidemment sur la durée, c’est comme la culture, c’est comme l’intergénérationnel, ça ne se déclare pas, ça se construit, ça s’élabore dans la confiance et la durée. L’ensemble des actions menées par la commune envers la jeunesse, les relations parents-enfants, les jeunes défavorisés, le décrochage scolaire, ont-elles des résultats quantifiables, chiffrables pour en apprécier tout les bienfaits supposés et espérés ? La commune chiffre le nombre de personnes, d’enfants qui perçoivent des aides, du soutien, des participations financières ; le Cadec chiffre la fréquentation, le nombre d’artistes, de bénévoles, d’associations présentes, ! La commune se targue, avec raison, de ne pas être en mesure de quantifier les attendus de sa politique de la ville, et il faudrait que le Cadec, par un coup de baguette magique puisse le faire ! Il y a évidemment deux poids deux mesures ! Ce n’est pas parce que cela ne se voit pas que rien est fait ! C’est par ailleurs tout ce lien, ce liant continue que le Cadec infuse autour de lui qui pourrait disparaître dans notre commune !

Il est reproché au Cadec de ne fournir des prestations qu’à ses membres et que toutes les associations locales ne sont pas membres du Cadec ! Imaginez, dans l’absolu, que les associations non adhérentes et ne payant donc pas de cotisation bénéficient des mêmes prestations que celles qui le sont et le font ; tôt ou tard ces dernières ne paieront plus leur cotisation et le Cadec aura un manque à gagner que la commune refusera de compenser, sauf à obliger toutes les associations à adhérer ou à ne plus exiger de celles-ci une cotisation et de considérer que le Cadec est librement ouvert à toutes les associations saint-genoises ! Ce qui ne serait pas pour nous déplaire, mais le risque est grand de s’entendre dire que la mairie rase gratis ! Le rasage gratis, c’est plutôt notre marque de fabrique, dixit le grand timonier !

KPMG estime que la comptabilité analytique du Cadec est présentée de telle sorte qu’elle rend floue et imprécise les charges et les recettes des différentes actions supportées par les financement mairie et extérieurs. Serait-ce là la preuve que le Cadec bidouille volontairement ses comptes pour camoufler à la mairie l’origine des financements de ses actions non conventionnées ?

Ce serait faire injure aux salariés de l’association et à l’ensemble des membres du conseil d’administration qui se sont engagés aux côtés du Cadec, pour ce qu’il représente, pour ce qu’il procure, pour les valeurs qu’il défend et qu’il diffuse dans le paysage associatif saint-genois, pour les liens intergénérationnels, inter-sociaux qu’il s’efforce de créer, pour la mise en commun des moyens, pour ses qualités d’écoute, de soutien, de formations dispensées. Enfin, il nous semble important de rappeler que le commissaire aux comptes contrôle la sincérité et la régularité des comptes annuels établis par l’association, en réalisant pour cela un audit comptable et financier. N’allons pas imaginer que monsieur le maire juge que le commissaire aux comptes n’est pas partial …. Par conséquent nous nous interrogeons : pourquoi KPMG, dont c’était le travail, et dont la facture plutôt conséquente n’était pas forcément à la hauteur de sa restitution devant les associations, n’a-t-il pas posé directement les questions adéquates au personnel du Cadec pour avoir en main toutes les réponses nécessaires qui lui auraient permis d’avoir une idée claire et objective des activités réalisées par le Cadec et des financements afférents. Si son travail avait été mené avec professionnalisme peut-être que la conclusion de son rapport eut été très différente et le sort de l’association traité avec moins de condescendance et de mépris. Mais est-ce que vous, élus de la majorité, n’attendiez-vous pas finalement ces conclusions bien a propos qui vous permettaient de trouver là le prétexte légitime pour liquider l’association ? Ma remarque vous choque ? Mais votre attitude, vos contre-vérités, vos dénigrements envers le Cadec qui choquent les bénévoles et professionnels et les associations ne semblent pas trop vous émouvoir !

Concernant les demandes de subventions du Cadec à la commune, les graphiques projetés lors de son assemblée générale de juillet montre l’inclinaison vers le bas du montant des subventions sollicitées, et celle encore plus raide des subventions accordées. Seule la dernière demande de subvention pour 2018 est ascendante, en opposition avec la demande formulée par la commune de ne pas demander d’augmentation, mais plutôt l’inverse et à hauteur de 3%. Hors cette demande d’augmentation est d’ordre structurel, en lien avec le retour d’une personne qui avait obtenu un congé parental entre 2016 et 2017. A aucun moment il n’y a eu une augmentation de salaire de proposé, ou d’opération nouvelle. Le Cadec l’a très bien expliqué lorsqu’elle a présenté sa demande de subvention en commission !

Aujourd’hui, ne nous trompons pas, la commune estime que son engagement financier n’est pas à la hauteur de ses espérances, que le travail réalisé est en deçà de ce qu’elle estime, elle, pouvoir faire avec moins de moyen ! Nous l’avons vu avec la DSP du Mixcube, faire toujours plus et mieux avec moins d’argent, tel est le leitmotiv de M. le maire ! Telles sont les fourches caudines qu’elle impose à toutes les associations, refusant d’entendre qu’on ne gère pas une association comme on gère une entreprise ou du personnel municipal ! Refusant d’entendre que la pression financière est trop forte sur certaines structures, et que le travail se fait mal, en mode tension et dans de mauvaises conditions, et qu’à terme le bénévolat s’essoufflera ! N’acceptant pas que les marges de manœuvre, les initiatives, la souplesse, la liberté puissent être, dans une certaine mesure, les maux nécessaires au bon fonctionnement d’une association.

Alors, associations saint-genoises, attention ! Ce qui est arrivé hier à Léo Lagrange, au Cadec aujourd’hui, peut vous arriver demain s’il vous prenait l’envie de ne pas marcher dans les clous ! Nous dénonçons donc l’usage de votre part du bâton et de la carotte dans notre commune à l’encontre des associations saint-genoises qui bénéficient de subventions issues, non pas généreusement de votre poche, mais bien de nos impôts, et que par conséquent vous n’avez pas le droit moral d’en user pour les museler.

Après ces considérations, Il est temps maintenant de poser nos questions : lorsque Mme Tirtiaux vous déclarez : « la ville est, avec le Cadec, dans une écoute et une patience bienveillante depuis plusieurs années, avec la possibilité de financer potentiellement des activités qui seraient profitables aux Saint génois car elle privilégie toujours le dialogue et une compréhension partagée des situations avec comme finalité le meilleur service possible à la population au regard des moyens disponibles… Ne serait-il pas temps de mettre à plat les missions et les objectifs du Cadec au regard des enjeux d’aujourd’hui », nous vous demandons donc Mme Tirtiaux de nous énoncer aujourd’hui les dites missions et objectifs que vous attendiez du CADEC pour qu’on identifie enfin clairement les desiderata de la commune, car il semblerait que ceux-ci n’aient jamais été clairement énoncés.

De plus, si le Cadec venait à disparaître, qui se chargera des grandes manifestations dont elle avait la responsabilité ? Qui assurera le prêt de matériel commun ? Qui effectuera les demandes de travaux (photocopie, reprographie, PAO …) ? Qui assurera le lien entre les associations ? »

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En 2020, se « rejoueront » les élections municipales.

En 2020, se « rejoueront » les élections municipales. C’est loin et en même temps suffisamment proche pour commencer à réfléchir aux problématiques de tels enjeux pour l’ensemble des sensibilités politiques qui souhaiteront passer, avec les Saint-Genoises et Saint-Genois, leur contrat de mariage.

Quelles seront les forces en présence ? Retrouverons-nous sur la ligne de départ la gauche ? Si oui, quelle gauche, ou plutôt quelles gauches ? Les partis traditionnels de la Gauche plurielle unis, ou désunis ? Les Insoumis présenteront-ils une liste ? Seuls ou avec d’autres composantes de la gauche qui devront eux se soumettre ?

Le Front National, qui ne fait plus « front » portera-t-il les couleurs de Marine ou de Marion ?

Le maire sortant se représentera-t-il pour un quatrième mandat ? Notre maire, qui se redécouvre bizarrement apolitique en ces périodes électorales, s’alliera-t-il avec les Républicains ? Mais lesquels ? Ceux de M. Wauquiez ou ceux de Mme Pécresse, parce que, les uns et les autres, ne sont pas du tout les mêmes ?! Et les « Marcheurs » dans tout cela ? Proposeront-ils une liste à part entière ou se fondera-t-elle avec celle de M. le Maire, qui aime également bien faire son « marché », associé à la suppléante de notre député ? Mais parmi tous ces futurs nouveaux randonneurs, quels sont ceux qui auront un pas plus pressant pour aller chercher les postes de premier, second… adjoints ? Enfin, y aura-t-il de la place pour un vrai parti sans étiquette au sein de cette belle mêlée à laquelle nous prendrons part ?

 

Nous savons de source sûre que les cartes de l’actuelle majorité saint-genoise seront redistribuées, à force de vouloir faire le grand écart entre les sensibilités différentes au sein de ses troupes, le maire actuel en arrive à des aberrations. Hormis sa garde rapprochée qui lui reste fidèle, bon nombre d’élus de son groupe ont jeté l’éponge depuis longtemps, restant accrochés au rocher pour nous ne savons quelles raisons plutôt que de larguer les amarres et dénoncer l’autoritarisme à tout crin de celui qui leur avait fait croire qu’ils resteraient libres. Gauche, droite, le chant de la sirène sait flatter l’ego de chacun. A  chaque élection la même ritournelle en trompe-l’esprit prend au piège les mêmes bonnes volontés qui souhaitent s’investir pour leur ville, mais qui ne servent que de faire-valoir à une politique soit disant d’ouverture et  adepte du pluripartisme. Très vite le masque tombe et les frustrations s’expriment en dehors des canaux officiels. Pourquoi dès lors changer de procédé puisqu’il a fait ses preuves !

L’actuelle opposition de droite qui souhaite mettre un pied dans la place en se ralliant demain à la majorité d’aujourd’hui espère bien cueillir a terme les fruits de son allégeance. Mais attention, sur l’échiquier politique il n’est pas toujours bon que le fou se prenne pour le roi, il peut s’en mordre les doigts et se trouver emmuré dans une tour sans qu’aucun chevalier blanc ne vienne à son secours !

Pour 2020, que penser de l’opportunité d’avoir sur Saint-Genis une liste réellement sans étiquette,  qui se voudrait indépendante de tout courant politique, composée d’hommes et de femmes qui proposeraient et instaureraient collectivement des actions citoyennes pour l’ensemble des Saint-Genoises et Saint-Genois… ?

Mais nous en reparlerons en septembre prochain si vous le voulez bien. En attendant, nous souhaitons à chacune et chacun de passer un bon été.

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Concertation rythmes scolaires

Par le courriel du 20 décembre 2013, adressé à l’ensemble des participants conviés à la concertation sur la réforme des rythmes scolaires, M. le Maire Roland Crimier et M. l’Adjoint à l’enseignement Yves Delagoutte ont dévoilé le scénario retenu par les élus de la majorité municipale. Cette position est donc proposée au vote du conseil municipal de ce jour.

Cette même annonce avait été faite le jeudi 19 décembre en commission municipale Enfance/Jeunesse/Education et Cohésion Sociale au cours de laquelle étaient présents des élus de la majorité municipale, les personnels de la mairie en charge du dossier, et les élus représentant les deux groupes d’opposition. Des échanges constructifs ont eu lieu sur le scénario final retenu par la majorité municipale.

L’épilogue de cette intéressante et constructive concertation entre les acteurs concernés par cette réforme approche donc. Démarche reconnue positive par l’ensemble des participants, et ce, malgré quelques déboires avec la société d’accompagnement «  Project Education » et le fait que certaines associations nous aient confié leur regret de ne pas y avoir été conviées. Le groupe « Agir à Gauche » s’associe à cette reconnaissance commune.

Cependant, par le biais de cette lettre ouverte, le groupe « Agir à Gauche » souhaite formuler un certain nombre de regrets, un certain nombre de remarques et quelques propositions constructives sur la gestion municipale de cette réforme, gestion actuelle et à venir, jusqu’en avril prochain.

Le premier regret est de nature politique. Le 30 mars 2014, au plus tard, nous connaîtrons l’équipe municipale qui succédera à l’équipe actuelle. Chacune des listes municipales déclarées ayant quelques prétentions en la matière, bien présomptueuse celle qui aujourd’hui aurait la certitude d’être majoritaire pour conduire à terme cette réforme des rythmes scolaires. Aussi, eût-il été souhaitable que le choix du scénario définitif ait été proposé par l’ensemble des groupes politiques du conseil municipal. Ceci dans le cadre d’une commission générale en amont de l’approbation du conseil Municipal. De plus, il eût été souhaitable de réunir une dernière fois l’ensemble des personnes impliquées pour leur faire part de vive voix de votre choix, pour le défendre, et pour fixer les étapes suivantes de la mise en œuvre de cette réforme.

A l’image de la concertation sur la maison de quartier des Collonges, le départ et la ligne droite de la consultation se sont bien déroulés, et puis c’est au finish qu’il y a précipitation et cafouillage, donnant cette étrange impression de fin en queue de poisson ! C’est regrettable.

Le deuxième regret est plus contextuel. Nous avons été destinataire, en copie, d’un courrier des trois comités locaux de la FCPE qui vous a été transmis le 18 décembre. Celui-ci compilait un ensemble de propositions et de craintes qui attendaient plusieurs réponses. Celles-ci semblent ne pas avoir été données aux intéressés. Nous le constatons par l’intermédiaire de cet exemple, l’apprentissage de ce qui se rapproche de la démocratie participative reste toujours difficile pour M. le Maire. En effet il faut savoir s’exposer à la critique, donner du temps à l’écoute et à l’échange sur des dossiers fondamentaux.

Le troisième regret tient à la situation ancienne des conditions dans lesquelles se restaurent les enfants des écoles Bergier – Mouton. Depuis de nombreuses années, les parents, les représentants des parents et les enfants réclament de meilleures conditions de prise de repas : moins de bruit, plus de temps pour déjeuner. Le problème de la surfréquentation durant la pause méridienne, liée en particulier à la présence des enfants des écoles privées, n’a jamais été réellement pris à bras le corps. Et de fait, malgré quelques adaptations, aujourd’hui la situation devient intenable pour les enfants et les personnels encadrant, avec des contraintes horaires et spatiales telles que la question des rythmes scolaires s’en ressentira ! Tout doit être fait pour trouver rapidement, avec les écoles privées de la commune, un moyen de répondre à cette urgence.

Le groupe « Agir à Gauche » vous fait part d’un certain nombre de remarques et de propositions:

1 – Les activités périscolaires proposées aux enfants devront être gratuites pour les familles si l’on considère comme fondamentale la possibilité offerte à chaque enfant d’accéder aux activités de découvertes, culturelles, artistiques, etc…, quels que soient les moyens financiers de leurs parents. Pour nous les activités périscolaires sont un complément essentiel de la scolarité et partie intégrale de l’éducation de chaque enfant. Elles doivent être considérées comme un investissement fructueux pour la société et non d’abord comme une dépense coûteuse.

2 – La durée des activités péri-scolaires retenue par votre majorité municipale est de 45 minutes. Pour nous cette durée est bien trop courte pour envisager une activité structurée et efficiente ! En dessous de 60 minutes, et c’est bien le minimum, peu d’activités constructives pourront avoir lieu. Si vous retirez des 45 minutes les temps contraint à l’accueil des enfants et à leur départ après rangement, peut-être disposeront-ils, tout au plus, de 30 minutes d’activité réelle.

3 – Le temps périscolaire pourrait-être porté à 60 minutes en fin de journée si la durée de la pause méridienne était écourtée de 15 minutes. Se pose alors pour l’école Bergier-Mouton la problématique des repas (telle que signalée ci-dessus). La coordination entre les activités périscolaires déjà existantes pendant la pause méridienne et celles à venir dans le cadre de la réforme doit être réfléchie et les activités harmonisées.

4 – Nous regrettons que le scénario 3 (temps périscolaire de 14h00 à 14h45) n’ait pas été retenu pour les enfants de maternelle, plus adapté à leur rythme chronobiologique, et permettant de plus à un certain nombre d’intervenants de cumuler deux périodes consécutives de 45 minutes ou de deux périodes d’une heure comme nous l’avons suggéré.

5 – Les espaces disponibles dans certaines écoles et leur environnement font cruellement défaut pour envisager sereinement et simultanément de multiples groupes amenés à se constituer dans le cadre des activités périscolaires. Il faut sans tarder commencer à étudier la possibilité de créer des locaux provisoires pour les accueillir qui devront à terme et sur plusieurs années devenir pérennes. Espaces d’accueil intérieur mais également extérieur, avec, par exemple, la création de préaux couverts qui permettraient à plus d’enfants de jouer dehors à l’abri des intempéries.

6 – Le temps de l’étude surveillée et encadrée par les enseignants de l’école, à partir de 16h30, doit être maintenu pour le plus grand nombre, gage d’un meilleur apprentissage et d’une meilleure réussite scolaire pour les enfants en difficultés ou ne disposant pas chez eux de soutien scolaire ou d’espaces dédiés aux devoirs.

7 – Si les parents peuvent récupérer leurs enfants dès la fin du temps scolaire d’après midi, nous devons tout faire pour convaincre le plus grand nombre d’inscrire leurs enfants aux activités périscolaires. Convaincre davantage encore les parents issus de milieux plus fragiles ou plus éloignés des pratiques culturelles ou artistiques, cela dans l’intérêt premier de l’enfant.

8 – Les activités qui seront dispensées par les multiples intervenants (avec quelle formation et aptitude) doivent s’inscrire, dans la mesure du possible, dans le cadre d’un projet propre à chaque établissement en cohérence avec le projet éducatif territorial. Les intervenants doivent faire preuve d’imagination dans leurs propositions pour que leurs activités puissent coller, au plus près, au développement de l’enfant…et non pas l’inverse ! Trouvons des temps de respiration, d’échange, de partenariat, de partage entre les enfants et /ou les écoles. Proposons leurs des instants de découverte d’activités nouvelles qu’ils puissent ensuite développer et approfondir au sein des associations.

9 – Les questions du transport et de la restauration du mercredi sont posées pour les parents qui travaillent et dont les enfants doivent se rendre dans les centres de loisirs ou participer à d’autres activités associatives. Une prise en charge effective de ces enfants doit être réalisée.

Bien d’autres points pourraient être abordés, mais la gestion du dossier étant en cours, de nombreuses interrogations naîtront encore au cours des semaines à venir et au fur et à mesure de la mise en œuvre de la réforme. D’où l’importance, à nos yeux, du maintien du comité de pilotage et de la mise en place d’un comité de suivi dans chaque école permettant les adaptations nécessaires et des innovations, après une première phase d’expérimentation indispensable.

Nous avons apprécié ce premier exercice de démocratie participative, même s’il ne se termine pas tout à fait à la hauteur de ce qu’il avait commencé. C’est pourquoi nous pensons que ce mode de fonctionnement est à encourager et à développer. Concernant toujours ce problème de l’enfance et de la jeunesse, bien d’autres sujets pourraient susciter d’autres rendez-vous avec les acteurs concernés. Par exemple, échanger autour de l’intérêt ou non à développer davantage des jardins passerelles, ou autour de l’échec scolaire et des moyens concrets à mettre en œuvre pour le combattre. Après les rythmes scolaires ce serait de beaux sujets de débats et de projets à élaborer ensemble pour le devenir de nos enfants.

CM de Janv. 2014

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Rentrée scolaire : de nouveaux rythmes

La municipalité a engagé une concertation constructive entre tous les acteurs concernés par la réforme des rythmes scolaires. Cependant nous le regrettons,  une fois encore n’a pas été convoquée une commission générale rassemblant tous les élus, pour essayer de choisir ensemble les horaires des écoles publiques. Ainsi la majorité municipale a-t-elle choisi unilatéralement l’organisation suivante:

–  sur 4 jours : école de 8h30 à 12h, pause méridienne de 12h à 14h, école de 14h à 15h45, puis 45 minutes d’activités périscolaires jusqu’à 16h30.

–  le mercredi : école de 8h30 à 11h30.

Le conseil municipal du 9 janvier a majoritairement validé ces horaires. La droite a voté contre, notre  groupe, lui, s’est abstenu pour les raisons suivantes :

* La durée des activités périscolaires est bien trop courte : elle sera inférieure à 30 minutes, une fois déduites les phases d’arrivée et de départ des enfants.

* La pause méridienne pourrait être raccourcie pour porter à une heure au moins la durée du périscolaire, mais le problème récurrent de la surfréquentation de la cantine des écoles Mouton – Bergier en interdit l’hypothèse. Depuis trop d’années, malgré certaines adaptations, le temps des repas est trop court, trop bruyant, trop stressant. Voici une priorité qui mériterait que l’on s’y intéresse enfin sérieusement pour le bien être des enfants comme des adultes !

* Pour les enfants de maternelle, les horaires d’activités adoptés respectent peu leur rythme chronobiologique: la tranche de 14h à 14h45 serait plus pertinente.

Enfin nous avons formulé des exigences à notre sens  fondamentales pour renforcer l’égalité des chances et favoriser l’épanouissement de chaque enfant:

* gratuité des activités périscolaires pour tous.

* incitation des familles les plus éloignées des pratiques culturelles ou artistiques à inscrire leurs enfants à ces activités.

* cohérence des activités proposées avec les projets d’établissement et le projet éducatif territorial.

* maintien du comité de pilotage et mise en place d’un comité de suivi dans chaque école pour proposer les adaptations nécessaires après une période expérimentale.

BM hiver 2014

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Redevance Gaz Réseau Distribution France (GRDF)

Cette délibération peut paraître anodine, simple et aller dans le bon sens. Mais je pense qu’il est nécessaire de faire un peu d’histoire. La nationalisation de l’électricité et du gaz en 1946, est l’application du programme du Conseil National de la Résistance. Je vous rappelle que le CNR regroupait des personnes et des forces politiques de bord différent, des gaullistes aux communistes, seule époque ou l’intérêt national passait avant les intérêts particuliers des partis ou des dirigeants politiques. Cette période a été marquée par des avancées sociales importantes : la création de la sécurité sociale (caisse maladie, retraite, famille) et la nationalisation des banques. Si cela n’avait pas été démantelé aurions-nous la même crise financière aujourd’hui ? Mais là n’est pas le sujet. En 1946, EDF et GDF sont nationalisés. Mais pour avoir un contrôle démocratique sur le service public de l’électricité et du gaz, la distribution a été créé sous le régime de la concession. Ceci impose une négociation entre les communes et ERDF ou GRDF lors de chaque renouvellement de cette concession. Cela permet aux élus  locaux de formuler des exigences et de contrôler la mise en œuvre de ce service public. Les communes perçoivent donc  une taxe pour la distribution de l’électricité la TCE et pour celle du gaz une redevance pour occupation du domaine public. Cela fait  donc bien longtemps que notre commune perçoit une redevance de GRDF.

Quels changements ou quelle nécessité nouvelle sont intervenus pour  confier au SIGERLY cette gestion?

Le SIGERLY, syndicat intercommunal, a été fondé par les communes,  propriétaires des réseaux de distribution d’électricité et de  gaz,  désireuses de se regrouper pour mieux soutenir leurs droits et leurs intérêts vis-à-vis des concessionnaires. Il est  devenu l’autorité concédante en lieu et place des communes. Ce Syndicat regroupe un nombre important de communes du Rhône, mais  pas la totalité de celle du Grand Lyon.  La ville de Lyon n’est pas adhérente et négocie directement avec ERDF et GRDF.

Nous sommes à la vieille de la création de la métropole lyonnaise. Lors du transfert de la gestion de la TCE au SIGERLY il y a environ 2 ans, nous avions déjà évoqué cette problématique des transferts  de compétences au Grand Lyon, sous l’impulsion de la ville de Lyon. Aujourd’hui ceci n’est plus une vision mais la réalité et avec la création de la métropole, le SIGERLY est appelé à évoluer. Certains  parlent de la suppression du SIGERLY d’autres de sa fusion avec le SYDER, autre syndicat du Rhône, pour permettre aux communes hors métropole d’adhérer à un syndicat, par exemple Brignais. La Métropole gérant les concessions, certains élus militent pour quitter ce régime des concessions et  créer à sa place une SPLD (Société publique locale de distribution). Ce serait  alors la fin d’un  système public  permettant l’égalité de desserte, sur l’ensemble du territoire, de la  distribution de l’électricité et du gaz.

Voila la réalité des enjeux sous sous-jacents que pose cette délibération. Comme il n’y a pas d’urgence en la matière, nous ferions mieux de conserver  nos compétences et à l’examen  de la mise en place de la métropole, peser pour maintenir une solidarité territoriale, conforme aux intérêts de tous et donc des saints-genois. Nous voterons contre cette délibération.

CM Sept. 2013

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Rentrée scolaire 2014 : de nouveaux rythmes

La municipalité a engagé une concertation constructive entre tous les acteurs concernés par la réforme des rythmes scolaires. Cependant nous le regrettons, une fois encore n’a pas été convoquée une commission générale rassemblant tous les élus, pour essayer de choisir ensemble les horaires des écoles publiques. Ainsi la majorité municipale a-t-elle choisi unilatéralement l’organisation suivante:
– sur 4 jours : école de 8h30 à 12h, pause méridienne de 12h à 14h, école de 14h à 15h45, puis 45 minutes d’activités périscolaires jusqu’à 16h30.
– le mercredi : école de 8h30 à 11h30.

Le conseil municipal du 9 janvier a majoritairement validé ces horaires. La droite a voté contre, notre groupe, lui, s’est abstenu pour les raisons suivantes :
* La durée des activités périscolaires est bien trop courte : elle sera inférieure à 30 minutes, une fois déduites les phases d’arrivée et de départ des enfants.
* La pause méridienne pourrait être raccourcie pour porter à une heure au moins la durée du périscolaire, mais le problème récurrent de la surfréquentation de la cantine des écoles Mouton – Bergier en interdit l’hypothèse. Depuis trop d’années, malgré certaines adaptations, le temps des repas est trop court, trop bruyant, trop stressant. Voici une priorité qui mériterait que l’on s’y intéresse enfin sérieusement pour le bien être des enfants comme des adultes !
* Pour les enfants de maternelle, les horaires d’activités adoptés respectent peu leur rythme chronobiologique: la tranche de 14h à 14h45 serait plus pertinente.

Enfin nous avons formulé des exigences à notre sens fondamentales pour renforcer l’égalité des chances et favoriser l’épanouissement de chaque enfant:
* gratuité des activités périscolaires pour tous.
* incitation des familles les plus éloignées des pratiques culturelles ou artistiques à inscrire leurs enfants à ces activités.
* cohérence des activités proposées avec les projets d’établissement et le projet éducatif territorial.
* maintien du comité de pilotage et mise en place d’un comité de suivi dans chaque école pour proposer les adaptations nécessaires après une période expérimentale.

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Unique intervention au conseil municipal du 05 décembre 2013

M. le Maire et « chers, es, collègues » de la majorité municipale,

Peut-être avez-vous constaté que nous sommes restés «  bouche close » lors de chaque délibération présentée à notre assemblée ?  Peut-être avez-vous constaté que nous nous sommes systématiquement abstenus lors de chacune de vos demandes d’approbation des textes exposés ? Si c’est le cas, vous l’avez donc constaté, lorsque nous n’intervenons pas, d’une part,  personne d’autre ne le fait ou bien rarement, et d’autre part,  manquent de toute évidence  dans notre instance de confrontation démocratique : le dialogue, la concertation, l’éclairage sur les décisions à prendre et sur leurs conséquences pour notre commune et nos concitoyens. Voici donc à quoi ressemblerait un conseil municipal sans opposition : un lieu aphone  ponctué par le simple énoncé de délibérations non discutées, une chambre d’enregistrement expéditive, une instance purement formelle qui, finalement, n’aurait plus de raison d’être.

Mais il n’en n’est rien à Saint-Genis-Laval. En effet  vous avez la chance, nous disons bien la chance, d’avoir une opposition de gauche qui travaille avec votre majorité. Or nous le regrettons, c’est loin d’être le cas dans la plupart  des communes, ou dans la pratique de  votre opposition de droite, souvent absente ou  muette. Cependant notre opposition de gauche travaille, vous ne l’avez pas encore compris,  non pas pour vous, mais avec vous. Par conséquent vous n’êtes  pas en droit dans un tract de lancement de votre campagne pour les élections municipales de 2014,   de vous approprier  ce qui vous sert politiquement, sans avoir l’honnêteté intellectuelle de rappeler parallèlement le travail positif fourni par notre groupe de gauche et tous les projets  co-construits à notre mesure  avec votre majorité.

Si nous avons voté le dernier budget de votre mandat, malgré l’incompréhension de certains de nos sympathisants, c’est parce que les objectifs proposés servaient sur le fond  l’intérêt des Saint-Genois. Par cette décision, cependant, nous n’avons  pas signé un chèque en blanc à l’ensemble de votre politique et à vos priorités en matière de services ou d’investissements. Sur la forme, nous nous sommes toujours exprimés sur les insuffisances d’objectifs ou de financements concernant des thèmes ou questions pour nous prioritaires. Que cela soit dit une fois pour toutes,  si nous avons rejoint votre majorité, le temps d’un vote de budget, c’est parce que globalement nous avions travaillé avec vous et participé, à notre modeste niveau, aux différents dossiers dans le but de les orienter au mieux dans l’intérêt du plus grand nombre des Saint-Genois et plus encore de ceux qui nécessitent un soutien particulier dans cette situation de crise persistante.

Il est assez paradoxal qu’en dehors des conseils municipaux, vous vous interrogiez toujours sur le pourquoi de notre non ralliement à votre majorité. Vous nous le confiez fréquemment,  nos idées sont très proches des vôtres et  rien ne semblerait justifier un tel positionnement. Mais dans votre attitude et dans les faits, nous ne constatons pas de votre part cette volonté de rassemblement. Nous déplorons ainsi votre désespérant aveuglement politique lors des conseils municipaux. Ainsi, lors de nos interventions, lorsque nos propos vous sont favorables, vous trouvez toujours, par nous ne savons quelle pirouette mentale, le moyen de faire croire que nous vous critiquons ! Et combien de fois avez-vous conclu les débats par votre leitmotiv méprisant : vous seriez M. le Maire «  les faiseux », et nous de simples « diseux » ? Quand ce n’est pas,  parfois, pour nous prêter des effets de tribune !…Vous souvenez-vous avoir déjà reconnu une seule fois, publiquement, la qualité de notre travail à vos côtés ? Toujours sur la défensive, vous n’avez jamais de propos apaisés à l’encontre des élus de l’opposition.

Nous ne percevons pas non plus votre volonté d’ouverture lorsque vous niez volontairement notre existence dans le bulletin municipal. Nous n’y apparaissons jamais, ni d’aucune façon, à la suite de vos colistiers en tant que « conseillers municipaux à l’écoute de l’ensemble des Saint-Genois ».  Faut-il vous le rappeler au passage  le bulletin municipal est celui de tous les Saint-Genois, et non pas celui de vos seuls électeurs. Nous avons été élus démocratiquement, tout comme vous, par plusieurs centaines d’électeurs. Or en vous autorisant à gommer notre existence vous confisquez  leur droit à être reconnus à travers leurs représentants légitimes. Ce sont pratiques et calculs politiciens, démocratiquement inadmissibles. Quelle leçon de bonne gouvernance, quelle leçon de bien vivre ensemble !

En conclusion, faut-il, pour déjouer votre instrumentalisation politique, nous cantonner dans une opposition systématique de principe, voter contre votre budget par posture politique, ne pas participer aux commissions pour vous empêcher de récupérer, parfois, la paternité de nos propositions, ou nous faudrait-il  encore dénigrer systématiquement les avancées de votre politique en faveur de la jeunesse, de la culture ou de la solidarité ?

Si demain, nous sommes amenés à devoir travailler à nouveau avec vous et  d’autres sensibilités politiques, nous le ferons toujours de manière constructive et non politicienne. Notre honnêteté politique, et nos valeurs de femmes et d’hommes de gauche nous  obligent  à toujours davantage nous investir et travailler pour le bien commun de notre ville et de sa population.

CM de Mars 2013

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Répondre à l’urgence et au défi climatique

Le 5ème rapport du groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat vient le confirmer « l’activité humaine est la cause principale du dérèglement climatique ». Il s’aggrave et ses conséquences  touchent d’abord les populations les plus pauvres de la planète. A moyen terme les conditions de vie de tous risquent d’être compromises. Malgré l’inertie des grands pays et l’absence d’un accord international ambitieux, contraignant et juste, des solutions existent, dès maintenant, pour les limiter. Porteuses d’un monde plus humain et solidaire, créatrices d’emplois locaux,  elles sont à notre portée. Face à l’urgence du défi mobilisons-nous en dénonçant d’abord le sentiment d’impuissance. Démontrons l’absolue nécessité de la transition énergétique, remettons en cause les concepts  de croissance et de concurrence de tous contre tous, et combattons les inégalités de tous ordres et à tous niveaux : local, national, international. Sans plus attendre développons les coopérations et mettons en route ces transitions sociales, énergétiques, écologiques, indispensables.

Des milliers d’alternatives efficaces,  portées par des associations, des collectivités, sont aujourd’hui mises en pratique: sobriété et efficience énergétique, agriculture paysanne et circuits courts, défense des biens communs et des services publics, finance éthique, priorité aux déplacements doux et collectifs, préservation du foncier agricole contre l’étalement urbain, réduction des déchets et recyclage…

Dans cette perspective, notre  groupe a toujours agi pour infléchir  les orientations et pratiques de la majorité municipale. Parfois nous y sommes parvenus (gymnase Equinoxe, Agenda 21, restauration scolaire…), parfois non. Ainsi, concernant la future Maison de Quartier des Collonges, nous avons proposé de l’équiper d’une chaudière bois et d’étudier, dans le cadre du service public, l’installation de panneaux photovoltaïques. Oublieux de l’Agenda 21 voté en mai dernier, M. le Maire a refusé ces options, génératrices d’économies à moyen terme, pour des raisons spécieuses : conditions d’accès aléatoires, « rentabilité » financière insuffisante. Or, valorisant le quartier et ses habitants, cet équipement pourrait être exemplaire sur le plan environnemental.

Agissons pour les générations futures et redonnons espoir à celles d’aujourd’hui : des solutions alternatives existent pour surmonter les défis de notre société, elles guident nos pratiques d’élus de gauche, toujours au service de l’intérêt général.

BM d’automne 2013

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Révision du plan local d’urbanisme et de l’Habitat

Nous avons attentivement lu la présentation et les orientations générales du Projet d’aménagement et de Développement Durables dans le cadre de la révision du PLU-H (du plan local d’Urbanisme et de l’Habitat) de la Communauté urbaine de Lyon, dossier qui nous a été communiqué par vos services.

Comme le souligne le document, téléchargeable depuis le site internet du Grand Lyon, la révision met en oeuvre ses ambitions au travers de quatre défis qui s’articulent les uns avec les autres.

Le premier annonce la couleur et nous propulse déjà dans le cadre de la future métropole lyonnaise que MM. Collomb et Mercier nous ont tricoté au coin du feu en nous épargnant un déplacement jusqu’à l’isoloir et une expression contradictoire sur le texte de loi en cours d’élaboration. Le premier défi est donc de développer l’attractivité de l’agglomération pour construire une métropole responsable. Si nous avons eu du mal à comprendre l’emploi du qualificatif responsable, nous avons très bien compris le sens de la dernière phrase de la première colonne de l’introduction du document, p. 4, et qui dit : « Le Scot (Schéma de cohérence territoriale) fait le choix d’un développement intense et équilibré, pour cela il accompagne l’essor d’une économie d’excellence pour mieux positionner l’agglomération dans la concurrence entre métropoles ». Ainsi le décor est planté, la métropole lyonnaise s’inscrira dans un contexte concurrentiel avec les autres…et nous imaginons déjà les stratégies qui seront employées pour attirer à soi ce qui pourrait être maintenu ou disposé ailleurs au niveau régional…Il n’y a qu’à prendre pour exemple l’Europe et ses joutes nationalistes pour se rendre compte des dégâts qu’une telle concurrence entre métropoles apportera au niveau local et national. Le même paragraphe quantifie « des objectifs ambitieux en matière d’accueil résidentiel (accueillir 150 000 nouveaux habitants et construite 150 000 logements d’ici 2030) », et en page 5 l’ambition du Grand Lyon est clairement exprimée : « Le PLU-H est un outil pour créer les conditions foncières, immobilières et d’accessibilité pour l’accueil des entreprises dont les besoins sont diversifiés. La réponse à ces enjeux est à penser dans le cadre plus large d’un fonctionnement métropolitain, support de rayonnement international ».

Les ambitions de cette métropole ne risquent-elles pas de nuire aux équilibres départementaux et régionaux en matière d’emploi, de population, de développement ? Ces mêmes ambitions ne risquent-elles pas d’engendrer des problèmes d’insécurité, de concentration humaine dans l’ hyper centre? Quelle sera la place, le rôle et les moyens de la région dans ce contexte métropolitain ?

Le deuxième défi est économique afin de soutenir le dynamisme économique de l’agglomération pour assurer la création de richesses et d’emplois.

Le troisième défi est celui de la solidarité, de développer une agglomération accueillante, solidaire et équilibrée pour répondre aux besoins de logements de tous ses habitants. Le résumé du livre semble alléchant, mais une fois l’introduction passée les chapitres risquent d’avoir du mal à s’enchaîner car s’il semble être  facile d’attirer une population fascinée par les néons, qu’en sera-t-il des 150 000 logements à construire et de l’application des moyens à mettre en œuvre  pour faciliter leur construction à des coûts abordables, comme la mobilisation du foncier, afin de répondre aux objectifs législatifs qui portent à 25% la part minimum de logements sociaux pour les communes de plus de 3 500 habitants…La conclusion de cette histoire, sans une forte volonté politique de tous les décideurs, risque d’être du déjà lu !

Enfin, le dernier défi est environnemental car il doit répondre aux enjeux environnementaux et améliorer le cadre de vie pour la santé et le bien-être des habitants. Après nous avoir signifié que le bonheur, l’épanouissement et l’équilibre de l’être humain passaient nécessairement par l’envie de goûter aux joies de la concurrence à tout crin, de la concentration humaine, de l’accroissement des richesses, on nous explique sans rire, et sans cause à effet, que « le PLU-H s’inscrit aujourd’hui dans un contexte ou les enjeux environnementaux et de santé deviennent de plus en plus prégnants. Urgence climatique, transition énergétique, amélioration de la qualité de l’air, préservation des ressources des milieux naturels et de la biodiversité constituent des impératifs du projet de territoire. » Mais cessons là ces maldisances  de mauvais aloi, le sujet est bien trop sérieux pour le balayer de quelques phrases à l’emporte pièces. Nous trouverons l’occasion d’en débattre lors des prochaines réunions publiques qu’on nous promet en 2014 et qui concerneront l’élaboration du PADD saint-genois.

Une dernière remarque concernant la multitude des plans qui fleurissent et se superposent.. Nous nous plaignons, à juste titre parfois, de l’empilement des collectivités et de l’imbrication des compétences. Mais avec nos DTA (Directive  Territoriale d’Aménagement), SCOT (Schéma de Cohérence Territoriale), PLU–H (Plan Local d’Urbanisme et de l’Habitat), PADD ( Projet d’Aménagement et de Développement Durable), PDU (Plan de Déplacement Urbain), SRACE (Schéma régional du Climat, de l’Air et de l’Énergie), SDAGE (Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux), SRADT (Schéma Régional D’aménagement et de Développement Durable), et cette liste n’est pas exhaustive, qui sait quel plan ou schéma doit intégrer l’un ou l’autre, ce que contient chacun et ce qui les différencie ? Ne serait-il pas utile de rassembler dans un seul document d’urbanisme (premier pas fait pour ce PLU-H) la plupart d’entre eux pour des questions de lisibilité, de compréhension, de cohérence, un premier pas, bienvenu, venant d’être fait  pour ce PLU-H ?

Car, à n’en pas douter, en  2015, nous nous donnerons rendez-vous pour débattre, dans le cadre de la future métropole lyonnaise, du PLUS-S (Plan Local d’Urbanisme et du Social).

CM de sept. 2013

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Maison de quartier des Collonges, avant projet définitif

Tout d’abord, pour éviter tout faux débat ou mauvaise interprétation, je tiens à rappeler que nous sommes tout à fait favorables à la construction de cet équipement majeur dans le cadre de la rénovation du quartier des Collonges. Lors du conseil du 28 mars dernier notre abstention concernant l’attribution du marché  de maîtrise d’œuvre au cabinet d’architecture Studio Pyc, a été la conséquence de votre refus de présenter à l’ensemble des conseillers, au cours d’une commission générale, les deux projets retenus par le jury de concours, avant que le CM décide en dernier ressort du choix du lauréat.

Ceci étant précisé nous voulons évoquer les principales options que vous avez retenues ou écartées dans cet APD. Tout d’abord nous approuvons le choix de récupération des eaux de pluie pour un montant de 30 000 €. Cette décision est en conformité avec l’action n° 5 de l’Agenda 21 concernant la préservation de la ressource en eau. Nous regrettons simplement que cette eau tombée du ciel et donc gratuite, ne puisse pas être utilisée pour les toilettes. Des raisons sanitaires sont avancées alors que celles-ci ne s’étaient pas posées au gymnase Equinoxe.

Concernant le mode de chauffage c’est une chaudière à gaz qui a été retenue. Nous avions demandé un retour d’expérience sur la chaudière à bois équipant le gymnase EQUINOXE. Il est bien dommage de ne pas disposer de cette évaluation. En effet alors que le gaz participe à l’effet de serre, que ses tarifs vont poursuivre une progression importante,  le bois possède un bilan carbone neutre, et sa production est locale. Le motif consistant à mettre en avant la difficulté d’accès par les camions alimentant en granulés bois l’équipement ne nous paraît pas des plus convainquant.

Les arguments que vous avancez pour justifier votre renoncement à l’installation de panneaux photovoltaïques nous semblent spécieux. Tout d’abord concernant le bilan carbone je vous rappelle que dans notre environnement proche il existe encore des productions françaises de panneaux photovoltaïques : Photowatt à Bourgoin, Bosch à Vénissieux. Même si ces entreprises demeurent fragiles par rapport à la concurrence sauvage qu’elles subissent, nous ne sommes donc pas condamnés à utiliser des produits exclusivement chinois. Il est fondamental d’apporter notre pierre au développement d’une filière nationale, dans le cadre de l’impérieuse nécessité de la transition énergétique. Vous évoquez la non maîtrise du recyclage de ces produits : ceci est faux. Il suffit de consulter les documents de l’ADEME ou d’EDF ENR (énergie renouvelable) qui indique qu’en fin de vie tous les éléments constitutifs d’un panneau peuvent être recyclés. Même si, à ce jour, cette filière de recyclage est fragilisée sur le plan économique  par les incohérences ou les atermoiements des politiques européennes et nationales, les industriels savent recyclés l’ensemble des constituants des panneaux comme ils le font déjà pour les millions d’écrans plats de toute sorte (télévision, tablettes, ordinateurs, téléphone) dont la composition leur est assez proche.

Quant aux batteries elles  sont nécessaires uniquement dans l’hypothèse d’une autoconsommation. Et il y a bien longtemps que l’on maîtrise leur recyclage quelque soit leur constituant. Sinon expliquez nous pourquoi, ce dont nous vous félicitons, vous avez fait l’achat pour la ville d’une voiture électrique, après deux vélos il y a quelques années !!

Enfin concernant l’aspect financier nous pourrions faire un copier coller de notre intervention sur la réhabilitation du gymnase Mouton, pour laquelle vous aviez déjà renoncé à installer des panneaux photovoltaïque. Nous vous avons alors expliqué la possibilité de négocier avec EDF ou ERDF la mise à disposition d’une toiture ou d’un espace pour installer des panneaux, la commune participant partiellement à l’investissement d’origine, puis l’exploitation, l’entretien, le recyclage étant à la charge de l’exploitant. Avez-vous exploré cette possibilité ? Bien entendu nous ne sommes plus alors dans le cadre de la financiarisation de l’énergie, mais dans la  contribution au renforcement du service public. Mais comme beaucoup d’élus vous semblez considérer le développement de l’énergie renouvelable d’abord comme un coût puis ensuite comme possibilité de rentes financières et non comme une nécessité impérative et urgente pour relever les défis énergétiques et environnementaux.

Je vous rappelle l’intitulé de l’action n°2 de l’Agenda 21 de notre commune adopté à l’unanimité du CM, il y a 4 mois, le 28 mai 2013 : sensibilisation aux économies d’énergie et au développement du solaire. Action établie à partir de deux constats : l’obligation de réduire les gaz à effet de serre et l’augmentation sensible et régulière du coût de l’énergie.. La production d’électricité à partir de l’énergie solaire n’émet ni particule, ni gaz à effet de serre.  Après l’étape ratée du gymnase Mouton la MQC aurait pu être le premier bâtiment public de la ville doté de panneaux photovoltaïques, cela aurait pu être un symbole fort et exemplaire pour beaucoup de nos concitoyens. L’image de notre commune en serait sortie renforcée. Mais malheureusement vous êtes, comme beaucoup de maires, tièdes et velléitaires dans ce domaine, et nous le regrettons fortement. L’enjeu environnemental est fondamental pour notre devenir commun, le prochain rapport du GIEC va une nouvelle fois le confirmer. Le PLU-H dont on va débattre dans une prochaine délibération met en évidence l’urgence climatique, et l’engagement du Grand Lyon, via le PCET (plan climat énergie territorial) à réduire, d’ici 2020, de 20 % les émissions de gaz à effet de serre et la consommation d’énergie et de porter à 20 % la part des énergies renouvelables.

Alors M. le maire, apportons notre petite contribution à la réalisation de ces objectifs, comme cela a déjà commencé avec l’Équinoxe ou la réhabilitation de certains équipements communaux. Agir pour les générations à venir et redonner espoir à celle d’aujourd’hui en montrant que des solutions alternatives existent pour surmonter les défis de notre société, à tendance  mortifère dans certain domaine, est de notre responsabilité d’élus. Notre vote dépendra de votre engagement  pour avancer ensemble dans cette voie. Merci de votre écoute.

BM de Sept. 2013

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